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Au Sénat, Alyssa Milano apporte son "soutien" à l'accusatrice du juge Kavanaugh

Au Sénat, Alyssa Milano apporte son
L'actrice Alyssa Milano au Sénat américain, venue soutenir Christine Blasey Ford, l'accusatrice du juge Brett Kavanaugh, peu avant son audition sous serment le 27 septembre 2018.Erin Schaff

L'actrice américaine Alyssa Milano, très active dans le mouvement anti-harcèlement #MeToo, était présente au Sénat américain jeudi pour l'audition de l'accusatrice du juge Brett Kavanaugh, Christine Blasey Ford, afin de lui témoigner son "soutien", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Alyssa Milano s'est déplacée depuis la ville de Los Angeles afin de soutenir Christine Blasey Ford, 51 ans, qui accuse le candidat de Donald Trump à la Cour suprême d'une agression sexuelle vieille de 36 ans. Elle devait témoigner jeudi sous serment devant la commission judiciaire du Sénat, chargée de confirmer la nomination de M. Kavanaugh.

"Je pense que nous savons tous que c'est dur pour elle, ce n'est pas quelque chose qu'elle a réellement choisi de faire, mais plutôt quelque chose qu'elle pense qu'elle doit faire", a déclaré l'actrice.

"Je suis terrifiée pour elle", a-t-elle ajouté. "C'est très intimidant".

Alyssa Milano a également déclaré avoir tenu à être présente en "solidarité avec les autres femmes, les autres victimes ayant traversé des expériences similaires".

"Je pense que la plus belle chose qui a résulté de ces deux dernières années est le fait d'avoir vraiment compris que les femmes sont là les unes pour les autres", a-t-elle insisté.

Il y a un peu plus d'un an, l'actrice avait encouragé les femmes victimes de harcèlement sexuel à utiliser le mot clé #MeToo ("Moi aussi") sur les réseaux sociaux.

"J'ai été agressée sexuellement deux fois, une fois adolescente. Je n'ai jamais porté plainte à la police et il m'a fallu 30 ans pour en parler à mes parents", avait-elle tweeté la semaine dernière, en réponse au président américain Donald Trump, qui avait estimé que si les faits décrit par Mme Blasey Ford "avaient été aussi graves (...) il y aurait eu une plainte d'elle ou de ses parents".

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