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L'homme arrêté après une prise d'otages à Paris transféré à l'infirmerie psychiatrique: "C'est un individu plutôt déboussolé psychologiquement"

L'homme arrêté après une prise d'otages à Paris transféré à l'infirmerie psychiatrique:

L'homme arrêté mardi soir après une prise d'otages de quatre heures dans un immeuble parisien a été transféré dans la nuit à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police et sa garde à vue a par conséquent été levée, a annoncé mercredi une source judiciaire.

Ce jeune de 26 ans avait été interpellé mardi lors de l'assaut mené, peu avant 20H00, par des policiers de la brigade de recherche et d'intervention (BRI) dans un immeuble du Xe arrondissement, où cet homme né au Maroc retenait depuis 16H00 deux otages.

Ces derniers ont été libérés sains et saufs.

Connu pour de la "petite délinquance", il n'est pas fiché pour radicalisation islamiste, avait indiqué mardi soir le ministre de l'Intérieur. Gérard Collomb a décrit un "individu plutôt déboussolé psychologiquement, parce qu'il faisait référence à des tas de sujets totalement différents".


Les policiers n'ont pas utilisé leurs armes

L'homme a été "légèrement blessé" lors de son interpellation, selon une source proche du dossier.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour enlèvement et séquestration, violences avec arme, détention d'arme, menace de crime ou de délit et tentative d'homicide volontaire, et le 2e district de police judiciaire a été saisi de l'enquête.

L'homme était retranché dans un local d'une entreprise au fond d'une cour de la rue des Petites écuries, connue pour ses bars et restaurants. En pénétrant dans le local après avoir entamé des négociations, les policiers ont repéré la présence d'essence et n'ont pas utilisé leurs armes, selon une source proche de l'enquête.

Le forcené tenait un couteau sous la gorge d'une femme prise en otage, qui était aspergée d'essence, et la BRI a réussi à le maîtriser sans que la femme soit blessée, selon cette même source. L'autre personne retenue, un homme, avait été menotté, a ajouté une autre source.


Une vague d'attentats jihadistes depuis 2015

"Il pourrait s'agir d'un déséquilibré aux motivations encore floues", avait expliqué une source policière. Le forcené a "tenu des propos pas très compréhensibles évoquant l'ambassade d'Iran puis le gouvernement", selon une autre source policière.

La France vit sous une constante menace terroriste depuis le début d'une vague d'attentats jihadistes en 2015. Le mois dernier, un Français de 20 ans né en Tchétchénie avait attaqué au couteau des passants dans le quartier parisien de l'Opéra, tuant un homme, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique.

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