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Retraites: des centaines de fonctionnaires devant Bercy pour le "retrait" de la réforme

Retraites: des centaines de fonctionnaires devant Bercy pour le
Manifestation des fonctionnaires à Paris le 15 janvier 2020 pour le retrait de la réforme des retraites Bertrand GUAY

Plusieurs centaines de fonctionnaires et agents publics se sont rassemblés mercredi devant le ministère des Finances à Paris pour réclamer le retrait du projet de réforme des retraites du gouvernement, à l'appel de six de leurs syndicats, CGT, FO, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP, a constaté l'AFP.

"Nous n'allons pas accepter une contre-réforme des retraites qui va (...) entraîner une chute des pensions pour des milliers d'agents et qui va discriminer encore plus les femmes demain", a martelé Jean-Marc Canon (CGT, 1er syndicat), en soulignant la mobilisation "majoritaire" de la fonction publique dans le mouvement social en cours depuis le 5 décembre.

"Le camp du refus, ce sont les responsables du gouvernement qui refusent de prendre en considération la moindre revendication", a-t-il ajouté.

"Nous n'arrêterons pas tant qu'il n'y aura pas de retrait de ce projet régressif et le début d'une véritable négociation", a-t-il conclu, au milieu d'une marée de drapeaux syndicaux.

Même son de cloche du côté de Force ouvrière (FO, 3e): "interprofessionnel comme fonction publique, le mot d'ordre est clair: retrait du projet, ni amendable, ni négociable", a martelé Christian Grolier. "Pas question d'arrêter sans qu'aucune de nos revendications soit prise en compte. Et sans nous, ça ne marchera pas ! ", a-t-il prévenu.

Présent, le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, a jugé "nécessaire" d'apporter son "soutien" à tous ceux qui se mobilisent alors que "le gouvernement mise sur l'épuisement" des opposants au projet de réforme.

Interrogé par l'AFP sur la possibilité que se réserve le gouvernement à ce stade de prendre "toute mesure" par ordonnance y compris en modifiant l'âge légal de départ à la retraite pour atteindre l'équilibre financier, il a parlé de "provocation", estimant que "personne n'est dupe".

"Les points ne sont pas des droits et, avec ce système universel (à points, voulu par le gouvernement, NDLR), ces droits demain nous ne les aurons plus", a dénoncé Benoît Teste (FSU), qui a insisté sur le "lien très fort entre les retraites et le statut des fonctionnaires". Pour lui, le nouveau projet de réforme est "une occasion de plus, avec la loi de transformation de la fonction publique, pour détruire le statut des fonctionnaires", garant du traitement égal et impartial de tous les usagers des services publics.

Des représentants de SUD Rail, CGT et FO des cheminots, très applaudis, ont également pris la parole, après avoir allumé des fumigènes rougeoyants, pour encourager les agents à mobiliser "collègues, parents, amis" pour "tenir, tenir, tenir" et "gagner".

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