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Une trentaine de jeunes incendient une école de cirque en France: parce qu'elle gênait leur trafic de drogue?

Une trentaine de jeunes incendient une école de cirque en France: parce qu'elle gênait leur trafic de drogue?
(c) AFP

Des jeunes ont affronté la police en banlieue parisienne, dans le département des Yvelines à Chanteloup où une école de cirque à peine inauguré a été incendiée.

Il est vingt-deux heures trente samedi à Chanteloup-les-Vignes, un chapiteau brûle, incendié à coups de cocktails Molotov. Cette structure de bois qui a coûté 800.000 euros avait été inaugurée il y a moins d'un an. On y trouvait une école du cirque qui accueillait beaucoup d'enfants, peut-être ceux qui ont mis le feu. "C'est la folie, regardez le ciel, c'est vraiment une bande de petits cons", se révoltait un individu filmant la triste scène. "Il y a cette espèce de compétition lamentable mais qui existe d'un endroit à l'autre, d'une ville à l'autre avec des vidéos lamentable qui circulent, le concours étant celui qui cassera le plus, qui cassera le plus de flics, faut quand même dire les choses", a déploré Jean-Jacques Brot, préfet des Yvelines.

Devant la carcasse en cendres, les riverains sont consternés. En fait, une trentaine de jeunes a voulu défier les forces de police en les piégeant sur place. Les affrontements ont duré plus de trois heures. "C'est un fait d'individus isolés, c'est un fait d'individus isolés, la ville de Chanteloup une ville merveilleuse avec des gens merveilleux et ce n'est pas une poignée de personnes qui vont décider que cette ville est bonne ou mauvaise", déclarait une habitante. "On va redoubler d'efforts, on va remettre des moyens humains supplémentaires. Eh oui, mon adjoint aux finances va être triste parce que vraisemblablement je vais embaucher. Il va falloir réaccompagner ces ados. Il y en a quelques-uns qui doivent sortir de ce schéma de délinquance programmée, c'est pas possible autrement ou alors je crois plus en humanité", estimait Catherine Arenou, la maire de Chanteloup-les-Vignes.

À l'origine des troubles, probablement un projet de réhabilitation du quartier qui perturbe ce qu'on appelle l'économie souterraine c'est-à-dire le trafic de drogue.

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