En ce moment
 
 

Action en justice d'une ONG contre la politique environnementale de Trump

Action en justice d'une ONG contre la politique environnementale de Trump
Le pygargue a tête blanche est l'emblème des Etats-UnisBrendan Smialowski

Des ONG américaines ont assigné le gouvernement américain en justice pour avoir détricoté la loi protégeant les espèces menacées dont l'emblème même du pays, le pygargue à tête blanche.

L'administration du président républicain Donald Trump a souhaité y apporter des changements significatifs, supprimant une clause accordant automatiquement la même protection aux espèces dites "menacées" qu'aux espèces "en danger d'extinction" immédiat.

La nouvelle version de la loi supprime aussi une phrase stipulant que les considérations économiques ne doivent pas entrer en ligne de compte dans les décisions visant à protéger la faune sauvage.

"Rien parmi ces règles n'aide la biodiversité, point. A la place, ces changements tentent de rendre la protection des espèces menacées et en danger plus difficile et moins prévisible. Nous allons en justice pour rétablir la balance" a expliqué Kristen Boyles, avocate pour l'ONG Earthjustice, qui porte plainte contre le gouvernement.

Les entreprises pourront en effet dorénavant construire des routes, des oléoducs, des gazoducs, des mines et autres projets industriels dans des zones désignées comme "habitat essentiel" pour une espèce menacée.

La plainte présentée par l'ONG au nom de plusieurs groupes de protection de l'environnement soutient que l'administration Trump a omis de divulguer et d'analyser publiquement les impacts des changements qu'ils proposent, en violation du National Environmental Policy Act, une des premières lois environnementales passées aux Etats-Unis .

Le ministre de l'Intérieur David Bernhardt, ancien représentant du lobby des hydrocarbures, s'était lui réjoui de ces "améliorations", qui permettraient selon lui "d'affecter plus de ressources là où elles seront le plus utile".

Plusieurs responsables démocrates, y compris le candidat à la présidence Joe Biden, ont condamné de concert ces nouvelles mesures.

Vos commentaires