En ce moment
 

Centrafrique: l'ONU sanctionne un Casque bleu auteur d'agressions sexuelles

(Belga) Les Nations unies ont sanctionné un Casque bleu opérant en Centrafrique auteur d'agressions sexuelles sur mineures, a indiqué vendredi la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca).

L'ONU a identifié et mis sous "confinement", avant la poursuite de l'enquête, un Casque bleu mauritanien suspecté d'abus sexuels contre des mineures dans le sud de la Centrafrique en septembre, selon la Minusca. "Les victimes présumées ont été prises en charge par deux institutions partenaires du système des Nations Unies à travers un soutien médical et psychosocial, " précise la mission de 'ONU. Le Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies (RSSG) pour la Centrafrique et chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga", a réaffirmé son engagement à poursuivre la lutte contre ce fléau (des agressions sexuelles) dans le cadre de la politique de tolérance zéro du secrétaire général de l'ONU". La Minusca, présente depuis 2014 en Centrafrique et qui rassemble une vingtaine de nationalités dans ses troupes, a été entâchée par des accusations d'agressions sexuelles qui auraient été commises entre 2013 et 2015. L'ONU avait réagi en expulsant plusieurs contingents de la République démocratique du Congo (RDC) et du Congo Brazzaville, et a promis d'adopter une politique "zéro impunité". Des soldats de la force française Sangaris, présente en Centrafrique entre décembre 2013 et octobre 2016, ont également été accusés d'avoir violé des enfants entre 2013 et 2014. Le parquet de Paris a requis un non-lieu en mars 2017 pour cette affaire. Depuis 2013, la quasi-totalité du territoire de la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés et de milices qui commettent d'innombrables violences et exactions. La chute cette année-là du président François Bozizé, renversé par l'ex-rébellion de la Séléka qui se proclamait protectrice des musulmans, avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka, prétendant défendre les non-musulmans. Groupes armés issus de la Séléka et milices s'affrontent aujourd'hui pour le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde, mais riche en diamants, or et uranium. (Belga)

Vos commentaires