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Lanceur d'alerte: Trump nostalgique du sort réservé jadis aux espions

Lanceur d'alerte: Trump nostalgique du sort réservé jadis aux espions
Le président américain Donald Trump embarque à bord de l'avion Air Force One à New York, le 26 septembre 2019 SAUL LOEB

Donald Trump, en pleine tourmente de l'affaire ukrainienne, a proféré des menaces à peine voilées à l'égard du lanceur d'alerte et de ses informateurs lors d'une rencontre privée dont un enregistrement a été diffusé jeudi par le Los Angeles Times.

"Qui est la personne qui a donné au lanceur d'alerte l'information? Parce qu'elle s'assimile à un espion", estime le président américain, que l'on entend d'assez loin dans cette bande sonore d'une trentaine de secondes.

Il réagit ainsi après les révélations de ce lanceur d'alerte qui s'est inquiété du fait que le président américain ait demandé par téléphone à son homologue ukrainien d'enquêter sur son rival potentiel à la présidentielle 2020, Joe Biden.

"Vous savez ce qu'on faisait au bon vieux temps quand nous étions malins?", fait mine de s'interroger le locataire de la Maison Blanche. "Les espions et la trahison, on traitait ça un peu différemment qu'aujourd'hui", lance-t-il, déclenchant quelques rires.

Le grand quotidien de Los Angeles assure que cette conversation s'est tenue jeudi matin à New York, lors d'un évènement privé. Une personne y assistant a transmis l'enregistrement des remarques de M. Trump au journal.

L'ex-magnat de l'immobilier insiste sur le fait que le lanceur d'alerte n'avait pas eu accès directement aux informations mais se les était procurées par l'intermédiaire de sources.

Dans son signalement, le lanceur d'alerte indique "ne pas avoir été un témoin direct de la plupart des évènements décrits".

L'affaire ukrainienne dans laquelle est englué Donald Trump a gagné en ampleur avec la publication du document de ce lanceur d'alerte jeudi matin, qui accuse le président américain d'avoir "sollicité l'ingérence" de l'Ukraine dans sa campagne de réélection et la Maison Blanche d'avoir essayé de garder cette démarche secrète.

Les démocrates ont lancé mardi une enquête en vue d'une destitution du 45e président des Etats-Unis.

En 1951 les époux Rosenberg, Julius et Ethel, avaient été condamnés à mort par la justice américaine pour espionnage au profit de l'URSS et exécutés en 1953. D'autres espions ont été condamnés à des longues peines de prison.

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