Migrants irréguliers: Collomb plaide pour des procédures d'expulsion "plus efficaces"

Migrants irréguliers: Collomb plaide pour des procédures d'expulsion
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb le 5 septembre 2018ludovic MARIN

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a plaidé jeudi pour des procédures européennes d'expulsion "plus efficaces et harmonisées" des migrants économiques irréguliers, peu avant une réunion avec ses homologues européens à Vienne.

Lors de cette réunion jeudi et vendredi dans la capitale autrichienne, il s'agira "en premier lieu" de "renforcer conjointement notre coopération avec les Etats de départ et de transit visant à contenir les flux migratoires irréguliers", notamment "avec les pays du Maghreb pour que cessent les départs de migrants en mer au péril de leur vie", a affirmé M. Collomb dans un communiqué.

La réunion devra également permettre "un premier bilan" des "centres contrôlés", ces structures actées en Conseil européen fin juin pour permettre de distinguer entre réfugiés et migrants ne relevant pas de l'asile. Plusieurs navires humanitaires ont débarqué cet été dans des ports européens où les migrants étaient pris en charge dans des centres fermés fonctionnant sur ce modèle de tri.

"Conformément au droit de la mer, ces débarquements doivent s'effectuer dans le port sûr le plus proche" a-t-il martelé, un principe avancé à plusieurs reprises pour justifier que la France n'ouvre pas ses ports.

Apportant son appui au renforcement, proposé par Bruxelles, de l'agence Frontex à "10.000 agents opérationnels", M. Collomb a également jugé "essentiel" que l'agence européenne de l'Asile (EASO) "puisse appuyer efficacement et rapidement les Etats membres dans le traitement des migrants recueillis en mer".

Reprenant une dichotomie réfugiés/irréguliers au coeur de la loi qui vient d'être promulguée en France, M. Collomb a défendu la révision de la directive "retour" facilitant les reconduites, afin de "rendre plus opérationnelles les procédures que doivent respecter les États européens pour assurer le retour rapide des migrants économiques irréguliers".

Il a enfin redit l'attachement de Paris à la révision du règlement de Dublin (qui confie le traitement de la demande d'asile au premier pays d'enregistrement). Cette révision "permettra de réduire les flux migratoires secondaires au sein de l'UE, dont une partie importante concerne la France", a-t-il martelé, alors qu'une partie de la demande d'asile dans l'Hexagone est constituée de personnes, Afghans notamment, déboutées par les pays du nord de l'Europe.

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