En ce moment
 

Une déclaration pourrait résoudre "l'affaire du siècle": O.J. Simpson a-t-il AVOUÉ les meurtres de son ex-femme et de l'ami de celle-ci?

Une déclaration pourrait résoudre

C’est une déclaration qui pourrait élucider l’une des affaires judiciaires les plus suivies du vingtième siècle : l’affaire O.J. Simpson. L’ancien joueur de football américain et acteur était accusé du double meurtre de son ex-femme Nicole Brown, ainsi que du compagnon de celle-ci, Ron Goldman. Au terme d’un procès ultra-médiatisé, il avait été acquitté au pénal en 1995, puis reconnu coupable de leur mort au civil, en 1997, par un jury qui l'a condamné à payer 33,5 millions de dollars de dommages et intérêts, dont une grande partie n'a toujours pas été versée. Il n'a jamais reconnu publiquement avoir tué son ex-femme et l'ami de celle-ci.


Une interview choc diffusée demain

Mais cette affaire pourrait connaître un rebondissement : Judith Regan, l’éditrice du livre "If I Did It", "Si je l’avais fait", paru sur l’affaire en 2007, affirme que ce dernier a en quelque sorte avoué le meurtre de Nicole Brown et de Ron Goldman, au travers d’une demande émise par le biais de son avocat. "J’ai reçu un appel téléphonique d’un avocat me disant qu’OJ était prêt à se confesser", a-t-elle déclaré sur le plateau d’une émission qui sera diffusée ce dimanche sur la chaîne américaine Fox, dont un extrait a été révélé sur le site spécialisé dans l’information people, TMZ.


"Il ne voulait pas que le livre s’appelle 'Je l’ai fait'"

"J’ai pensé que c’était une sorte de blague, je me suis dit que cette personne était un fou, et je lui ai dit que je le rappellerais. C’est ce que j’ai fait le lendemain, et il m’a dit qu’il voudrait faire [le livre] à une seule condition : qu’il ne s’appelle pas "Je l’ai fait", qu’il voulait un "si" dans la phrase, afin de pouvoir gérer cela avec ses enfants. Il ne pouvait pas affronter ses enfants, et il ne pouvait pas leur dire qu’il l’avait fait, et c’est de cette façon que cela m’a été présenté", a-t-elle déclaré.

Une course-poursuite diffusée en direct pendant plusieurs heures

Le 12 juin 1994, Nicole Brown est découverte morte à Los Angeles dans une mare de sang, au côté du corps de son ami Ronald Goldman, lui aussi sauvagement assassiné. Après une poursuite de plusieurs heures sur les autoroutes de Los Angeles, suivie en direct par des caméras de télévision qui filment depuis des hélicoptères, Simpson est arrêté par la police.

Des analyses génétiques identifient le sang de Simpson sur les lieux du crime, celui des victimes dans sa voiture et à son domicile. "O.J." clame son innocence mais il est inculpé de double meurtres. Un an plus tard, au terme d'un procès à grand spectacle, lui aussi retransmis en direct à la télévision, un jury de Los Angeles l'acquitte. Cette décision provoque une vague d'indignation aux Etats-Unis et divise l'opinion entre Noirs et Blancs, trois ans après de sanglantes émeutes raciales dans la mégalopole californienne.

L'ex-joueur est ensuite reconnu responsable de la mort des deux victimes lors d'un procès civil en 1997 et condamné à payer des dommages-intérêts de plus de 33 millions de dollars à leurs familles, ce qu'il ne fera jamais. Il s'installe alors en Floride (sud-est), où ses biens sont à l'abri d'une saisie visant à satisfaire la décision du tribunal civil en Californie, à l'autre bout du pays.

Mais il ne disparaît pas pour autant de l'espace public, monnayant ses apparitions, notamment... lors d'un congrès de passionnés de tueurs en série.


Condamné en 2008

En 2007, il refait parler de lui dans la chronique judiciaire, interpellé à Las Vegas pour avoir dérobé des souvenirs sportifs avec cinq hommes de main dans un hôtel-casino de la ville, sous la menace d'une arme. Début octobre 2008, il est reconnu coupable de 12 chefs d'accusation, puis condamné à une peine de 9 à 33 ans de prison.

En octobre 2017, la Commission des libérations conditionnelles du Nevada avait donné son feu vert à sa libération anticipée. Il est en liberté conditionnelle. Bien qu'il soit toujours redevable de dizaines de millions de dollars aux familles de son ex-femme et du compagnon de celle-ci, la loi l'autorise à conserver sa pension de retraite de footballeur professionnel, de 25.000 dollars par mois.

Vos commentaires