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Lorne, 73 ans, était menacé d'expulsion de son appartement à Etterbeek: l'ONU a suspendu la procédure

Les Nations Unies empêchent qu'un habitant d'Etterbeek ne soit expulsé se son logement. Après un différend avec son propriétaire, l'homme âgé de 73 ans risquait de se retrouver à la rue. Il a fait appel au comité des droits sociaux de l'ONU qui lui a donné raison. Cet épisode pourrait faire changer la législation belge sur les expulsions sans motifs.

Les missions de l’ONU, c’est d’assurer la paix dans le monde… mais aussi les Droits humains, et ce, jusqu’à Etterbeek. Au milieu de ses polars favoris, Lorne Walters, 73 ans, vit sa retraite d’infirmier urgentiste. Cela fait 25 ans qu’il habite dans un appartement, mais depuis un an, il a reçu un avis d’expulsion sans motif. Le retraité a donc saisi le comité des droits sociaux des Nations Unies.

"J’ai accueilli mon premier petit-enfant ici, je l’ai gardé pendant que les enfants allaient au cinéma… Ici, il y a eu des fêtes, je fais partie de cet appartement. Vous essayez d’imaginer d’être forcé, sur base d’une loi injuste, de quitter votre chez-vous ? C’est hallucinant", a-t-il expliqué au micro RTL INFO.

La législation belge autorise ces expulsions sans motif, à plusieurs conditions: notamment, celle d’indemniser le locataire et lui laisser 6 mois pour se reloger. Ces conditions ont été respectées ici, mais, faute de place en logement social, le retraité se serait retrouvé à la rue. Le Comité de l’ONU a donc ordonné la suspension de l’expulsion de Lorne Walters. "On a examiné la question, effectivement, ce comité qui est assez méconnu du grand public, et également au niveau du barreau, pouvait prendre en compte sa demande", explique Nicolas de Baudrenghien, avocat.

Le retraité est bien décidé à se battre… "Je crois qu’il faut tenir bon, je n’ai pas particulièrement de courage, mais je n’ai d’autre choix que de me battre pour rester là où je suis".

D’ici un an le Comité des Nations Unies se prononcera sur les expulsions sans motif : la Belgique pourrait être contrainte de modifier sa législation…

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