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Des enfants de Marcinelle agressés par un éducateur lors de leur séjour en montagne: une maman se confie

Des élèves de 6ème primaire de l'école de Marcinelle-Centre sont actuellement en classe de neige, dans les Alpes en France. Un séjour qui ne s'est pas vraiment passé comme prévu. Certains d'entre eux ont été violemment pris à partie par un éducateur stagiaire. Plusieurs parents envisagent de porter plainte.

"C’est le seul souvenir de ses vacances au ski qu’il va garder", a confié Valérie Krutt, une mère de famille au micro d'Aurélie Henneton. 

La maman a eu son fils de 11 ans hier au téléphone. En classe de neige, il a été victime du comportement malveillant de l’éducateur. Les faits se sont produits mercredi soir, au deuxième jour du voyage.

"J’ai eu mon fils au téléphone, qui m’a averti qu’il avait eu des coups de balayettes. Il a été frappé aux jambes. Tous ceux de sa classe ont été frappés et l’un d’entre eux, a reçu des coups de poing. Les enfants ont aussi été menacés verbalement", assure-t-elle.

Les enfants ont dénoncés ces agissements auprès de leur institutrice, qui a directement réagit.

Les enfants ont été entendus par la gendarmerie

Le stagiaire éducateur est issu d'une école de Charleroi, qui ne dépend pas de la ville. Mais celle-ci a déposé plainte en France.

"C’est le fait d’un éducateur qui a directement été écarté. A partir de ce moment-là, la responsable a pris des dispositions et a déposé plainte auprès de la gendarmerie nationale. Et l’éducateur en question a été automatiquement écarté", explique Amaury De Saint Martin, inspecteur général à la Ville de Charleroi.   

Ecarté et arrêté. Les faits sont graves. Il s’agit clairement d’agressions verbales et physiques. "Les enfants ont été entendus par la gendarmerie, l’éducateur bien évidemment et celui-ci a été privé de liberté durant quelques heures", ajoute Amaury De Saint Martin.

Une réunion s’est tenue en urgence hier soir, à l’école, pour informer les parents. Les enfants rentrent mercredi. Et pourront bénéficier d’un soutien psychologique. Comme ce fut le cas en France. "Ce matin, il m’a retéléphoné. Il m’a l’air d’aller bien. Je ne serai tranquille que quand il sera à la maison. Je crains qu’il craque quand il rentre du voyage", conclut Valérie Krutt.

Cette maman ne souhaite plus que son enfant parte en  voyage scolaire. Elle déposera plainte.

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