Accueil Actu

42 logements sociaux sinistrés presque totalement rénovés pour 1,4 millions d’euros: pourquoi le gouvernement exige-t-il l’arrêt des travaux?

A Dolhain, 42 logements sociaux sinistrés lors des inondations de juillet sont en passe d’être rénovés. Mais le gouvernement wallon et la commune de Limbourg exigent l’arrêt du chantier, alors que 80% des travaux sont réalisés pour près d’1,4 million d’euros.

Depuis plusieurs mois, 42 logements sociaux sinistrés, du quartier du Vieux Moulin, sont en travaux, travaux en passe d'être terminés. Seulement, le ministre du Logement et des Pouvoirs locaux, Christophe Collignon, exige l'arrêt du chantier. En cause, le risque de nouvelles inondations dans ce secteur. La construction d'un nouveau quartier durable est en réflexion. L'élargissement de la Vesdre est aussi envisagé à cet endroit. L'étude, commandée par la région wallonne, devrait être terminée en juin.

Le quartier a été inondé deux fois en six ans

La société de logement public, Logivesdre, a entrepris ces travaux il y a plusieurs mois, pour remettre en état les logements et reloger au plus vite les familles. Les châssis ont notamment été remplacés. 80% des travaux ont déjà été réalisés et 1.361.000 euros déjà investis. Le conseil d'administration de Logivesdre a donc décidé de poursuivre les travaux et d'écrire au ministre.

La Ville de Limbourg est du même avis que le ministre. Il ne faut pas reconstruire à l'identique. Des réflexions sont d'ailleurs menées en ce sens depuis le mois de septembre. Logivesdre a participé à ces réunions. Pour la bourgmestre, la sécurité des habitants doit primer. Le quartier a déjà été inondé deux fois en six ans. Il faut envisager la construction d'un quartier sur le court, moyen et long terme, ce qui n'est pas fait ici, estime la bourgmestre.

La Ville espère maintenant que tout le monde saura se mettre autour de la table afin de construire, ensemble, un projet cohérent face aux enjeux actuels.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus

La criminalité a-t-elle vraiment diminué à la gare du midi ? Notre journaliste y a passé une journée, le constat est loin d’être rassurant

Au début du mois de décembre, le ministre de l’intérieur s’est rendu à la gare du midi pour célébrer le 1er anniversaire de l’ouverture d’un poste de police au sein même de la gare. À cette occasion, les autorités ont dressé un bilan positif : la criminalité et les plaintes liées aux faits commis dans la gare auraient baissé de 20 à 25 %. Notre journaliste a passé une journée au sein de la gare, en ne prévenant aucun service de presse ou de communication, pour avoir une vision réelle de la situation.