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Impuissants face à une colline qui avance chaque jour de 2 à 3 cm, Kevin et Céline ont dû quitter leur maison à Dalhem

 
 

C’est une conséquence à retardement des inondations du mois de juillet et cela se passe dans une zone qui n'a pourtant pas été directement touchée au moment des crues. Mais depuis lors, à Dalhem, près de Visé, une colline bouge. Elle avance chaque jour de 2 à 3 cm. Du coup, il a fallu exproprier une famille, dont la maison se trouve juste à l'avant de la colline. Les voisins pourraient aussi devoir quitter les lieux.

Kevin, le propriétaire d'une des maisons d'un quartier de Dalhem, raconte: "J'ai vu les carrelages qui commençaient à faire des formes de toit, je me suis dit que ce n'était pas possible, c'est que tout avance...". Impuissants face à une colline incontrôlable, Kevin et Céline ont dû quitter leur habitation. "Il y avait des poussées de terre donc toute la colline qui est là-bas, elle se recentre et elle pousse vers un coin", poursuit Kévin. 

Depuis les pluies exceptionnelles de juillet, la fissure entre les briques ne fait qu'augmenter. "On est aux alentours de dix à douze centimètres, au niveau de l'écart", explique Céline. Heureusement, le couple vient de retrouver une location prise en charge par l'assurance mais qui ne remplacera plus jamais leur maison, un chapitre de leur vie. "C'est vraiment compliqué parce qu'on aimerait bien que les choses avancent et que les choses bougent quand même et donc ici on est en attente d'une société de démolition qui doit aussi en plus consolider la colline", confie Céline. Une colline instable qui continue d'avancer chaque jour de plusieurs centimètres.

On a tout le temps une différence de deux ou trois centimètres par jour

"Au total, il y a un mètre 19, on a tout le temps une différence de deux ou trois centimètres par jour, maintenant quand il pleut vraiment beaucoup, on a des fois quatre centimètres, ça dépend", précise David Schoonbroodt, un ouvrier communal.

Du jamais vu sur la commune, toute la rue est aujourd'hui menacée. "On espère rester dans notre maison, on verra mais on espère ne pas devoir partir", réagit Stéphanie, une voisine. Le glissement de terrain entraîne la fermeture d'une chaussée, placée sous haute surveillance. Des ingénieurs de l'Université de Liège contrôlent le mouvement des terres, grâce à des bornes GPS.

"C'est vrai que la colline va encore bouger. Une fois qu'elle aura arrêtée de bouger, là il y aura la question de savoir comment la stabiliser définitivement, donc on parle par exemple d'enfoncer des pieux avec un enrochement supplémentaire, mais ça nous est déconseillé à l'heure actuelle parce que ça pourrait créer des vibrations supplémentaires et accélérer la descente de la colline", souligne le bourgmestre de Dalhem, Arnaud Dewez. D'autant que les pluies d'automne pourraient accélérer le phénomène, même si un éboulement soudain est exclu. Seul le temps permettra d'envisager les premiers travaux de consolidation.


 




 

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