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Un Verviétois condamné pour attentat à la pudeur: il photographiait le sexe de son bébé de 2 ans

Un Verviétois condamné pour attentat à la pudeur: il photographiait le sexe de son bébé de 2 ans

Le tribunal correctionnel de Verviers a condamné vendredi un Verviétois de 39 ans à une peine de 40 mois de prison pour attentat à la pudeur sur son bébé de deux ans mais aussi pour détention et diffusion de matériel pédopornographique.

Cette peine est assortie d'un sursis probatoire avec des conditions strictes en matière de relations interpersonnelles et d'utilisation d'internet.

Le prévenu a été confondu à la suite d'une enquête du NCMEC (National Center for Missing and Exploited Children) qui, à deux reprises, a signalé l'adresse IP du prévenu dans le cadre de la diffusion de matériel pédopornographique.

Une perquisition a alors été réalisée en juin 2017 et un fichier contenant 250 photos a été découvert.


Des discussions assez crues sur Skype

Certaines d'entre elles interpellent les enquêteurs puisqu'il s'agit d'une dizaine de photos, dont la moitié, montrant, en gros plan, le sexe d'un bébé de deux ans, les grandes lèvres écartées par les doigts du prévenu. Celui-ci admet, en définitive, les faits après avoir déclaré aux enquêteurs et au juge d'instruction "ne plus se souvenir".

Le dossier met également en évidence des discussions assez crues sur Skype mettant également en cause ses deux autres enfants, lesquels, interrogés, ne dénoncent aucun fait répréhensible de la part de leur père.

Le trentenaire explique s'être inventé une famille et avoir écrit certains fantasmes car ses relations intimes avec son épouse n'étaient plus satisfaisantes. Il était également poursuivi pour le viol de son bébé mais a été acquitté pour cette prévention.


Interdiction de se servir d'internet en dehors du cadre professionnel

Le tribunal a néanmoins stigmatisé l'atteinte à l'intégrité physique, psychologique et sexuelle de l'enfant ainsi que l'entretien de réseaux abusant de jeunes enfants en y insérant des photos des siens.

Le tribunal a aussi retenu son insertion dans la société et la prise de conscience de l'inadéquation de son comportement pour assortir d'un sursis probatoire strict la peine de 40 mois de prison.

Il ne pourra revivre sous le même toit que son épouse ou ses enfants qu'avec le consentement de sa compagne. Il ne pourra voir ses enfants que dans des conditions déterminées et ne pourra plus se servir d'internet en dehors du cadre professionnel ou accompagner des mineurs sans être lui-même en présence d'un adulte.

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