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F1: les Ferrari en tête des essais pour le retour à Singapour

 
F1
 

L'Espagnol Carlos Sainz et le Monégasque Charles Leclerc ont porté vendredi leurs Ferrari en haut de la feuille des temps après la deuxième séance d'essais libres du Grand Prix de Singapour, où la Formule 1 est de retour après deux ans d'absence.

Sur un circuit de Marina Bay plongé dans la nuit tropicale singapourienne, Sainz a devancé Leclerc de 208/1000e. Les deux Ferrari ont dominé George Russell (Mercedes) et Max Verstappen (Red Bull), confortable leader du championnat.

Le Néerlandais, qui fête vendredi ses 25 ans, a ce week-end une première chance de titre. S'il s'impose à Marina Bay, et que dans le même temps Leclerc termine au mieux neuvième et Sergio Pérez (Red Bull) quatrième (sans obtenir le point du meilleur tour), alors il serait titré une deuxième fois d'affilée.

Un peu plus tôt, c'est Lewis Hamilton qui avait dominé la première séance. C'est la première fois cette saison que le septuple champion du monde finissait en tête d'une session d'essais. Le Britannique de 37 ans, seulement 6e mondial, attend toujours une première victoire en 2022. Il lui reste six courses pour y parvenir.

Lors de cette première séance, Verstappen avait pris le deuxième meilleur temps. Lors de la seconde en revanche, il n'a pas beaucoup pu s'exercer, avec huit tours effectués seulement. En cause, plusieurs changements effectués sur sa monoplace, faisant perdre quelque temps. Sans que cela ne soit préjudiciable pour le pilote aux onze victoires en 16 Grands Prix cette saison.

Verstappen n'a encore jamais gagné ici à Singapour, course considérée par les pilotes comme la plus exigeante de l'année, en raison des conditions chaudes et humides mais aussi du rythme imposé par le circuit, cadencé par 23 virages et dont les courtes lignes droites offrent peu de répit. Le tout entouré de murs qui ne laissent pas de place à l'erreur.

- Red Bull questionné sur le plafond budgétaire -

Même s'il fait chaud à Singapour, pour le retour de la F1 en terre asiatique après deux ans d'absence pour cause de pandémie, c'est un autre sujet qui pourrait plonger le paddock dans l'émoi ces prochains jours.

Selon plusieurs médias, des écuries auraient dépassé le plafond budgétaire l'an dernier, imposé pour la première fois en F1 en 2021 et fixé à 145 millions de dollars (alors environ 142 millions d'euros).

Trois écuries seraient impliquées selon la Gazzetta dello Sport, deux selon le média allemand Auto motor und sport. Les deux médias citant Red Bull, championne en titre chez les pilotes grâce à Verstappen.

"Notre déclaration était assurément inférieure au plafond", a déclaré Christian Horner, patron de Red Bull, au micro de Sky Sports F1, "certainement pas au courant" d'une quelconque infraction.

"La FIA finalise actuellement l'évaluation des données financières 2021 fournies par toutes les écuries de Formule 1. Les infractions présumées au règlement financier, le cas échéant, seront traitées selon la procédure officielle prévue par le règlement", a pour sa part expliqué la FIA.

Les certificats de la FIA validant les comptes des écuries pour l'exercice 2021 sont attendus la semaine prochaine.

Selon la gravité de l'infraction, les sanctions prévues vont de la simple réprimande à l'exclusion du championnat, en passant par des retraits de points au championnat pilotes et/ou constructeurs.

Selon Auto motor und sport, une des écuries aurait dépassé de manière "considérable" le plafond, évoquant un "séisme" s'il s'agissait de Red Bull.

En 2021, Verstappen avait obtenu le titre mondial lors du tout dernier Grand Prix à Abou Dhabi face à Lewis Hamilton, après une fin de course entachée d'une polémique à cause d'une procédure de voiture de sécurité non-réglementaire qui avait redistribué les cartes.


 

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