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C'est un choix qui concerne un décès sur deux en Région wallonne : l'incinération. L'an dernier, elle a concerné 20.000 familles. Pour les entreprises spécialisées, une réalité sans surprise un coût énergétique en pleine explosion. A Robermont (province de Liège), par exemple, les chiffres ont carrément fait fois trois. Philippe Dussard, directeur général de l'intercommunal "Neomansio": "Nous sommes tributaires de l'énergie donc ces coûts que l'on a essentiellement en énergie, c'est pour faire fonctionner nos installations. Ce n'est pas en chauffage puisqu'en chauffage que nous sommes plus ou moins autonomes."
Concrètement, sur le graphique (voir ci-dessus), l'évolution des prix n'est pas près de s'arrêter. Selon les estimations, le groupe réalise chaque année 6.000 crémations. L'an prochain, le prix actuel de 650 euros pourrait augmenter de 10 %. "Ça nous oblige bien évidemment à faire des choix. Nous sommes un service public donc notre but, c'est d'équilibrer nos comptes. Ce n'est pas de faire des bénéfices faramineux. On n'a pas de dividendes à rétribuer et donc on fera des choix dans les années à venir, des investissements choisis et éventuellement reportés."
"On essaie de ne pas reporter cette augmentation sur notre clientèle"
Autre secteur en hausse importante dans les entreprises de pompes funèbres, le prix des cercueils s'est envolé. Plus 30%, plus 40% pour les monuments. Denis Fontaine, administrateur d'une entreprise de pompes funèbres, explique: "On essaie de ne pas reporter cette augmentation sur notre clientèle. Pour le moment, nos prix n'ont pas augmenté, sous aucun poste, mais malheureusement, je pense qu'on va y passer aussi parce qu'on ne saura pas tenir." Dès janvier, le prix demandé par l'entreprise de Denis Fontaine pourrait afficher plus 20%.
Dans les allées d'un cimetière, nous rencontrons des personnes pour qui ces dépenses resteront toujours des priorités et réalisable: "J'ai perdu mon papa, il n'y a pas longtemps, mais on n'a pas vraiment regardé au prix. On n'a pas pris le plus cher, mais on n'a pas pris le moins cher non plus. On a envie que les gens qu'on aime partent avec quelque chose de beau", explique une dame. Un homme interrogé poursuit : "On veut le bien-être du défunt donc il y a une certaine somme."
Mais pourtant, Denis Fontaine le sait. Pour une tranche de la population assurer les frais de funérailles pourrait devenir compliqué. "Lorsqu'on a un décès, parfois ça arrive à l'improviste. On n'a rien prévu et donc là, c'est assez compliqué pour les personnes qui étaient déjà un peu juste au niveau financier de pouvoir supporter une facture de funérailles." En moyenne, le coût d'une prise en charge pour des funérailles oscille entre 2.000 et 5.000 euros selon l'entreprise de Denis Fontaine. Les augmentations pourraient se faire sentir dans quelques mois.




















