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La première semaine de la réforme du chômage, marquée par la mise en œuvre de la première vague d’exclusion (plus de 24 000 personnes au total), n’a pas provoqué le raz-de-marée redouté par les CPAS. « À Namur, c’est à l’image de ce qu’on observe ailleurs : nous avons vu arriver un nouveau public, mais le nombre de nouvelles demandes reste modéré », explique Dorothée Klein, présidente de la Fédération des CPAS wallons et du CPAS de Namur. Elle avance une raison concrète, liée à la météo actuelle : « La mobilité reste un problème important. Beaucoup de personnes n’ont pas encore pu se déplacer. »
Un appel urgent à se manifester
Pour Dorothée Klein, le plus grand risque est à venir. Certaines personnes exclues du chômage tarderaient à solliciter de l’aide, « par déni ou parce qu’elles viennent seulement de recevoir leur dernier paiement fin décembre ».
Elle lance donc un avertissement clair : « Si les personnes ne veulent pas de rupture dans leurs allocations, elles doivent se manifester au plus vite. » Une précaution essentielle, car chaque demande d’aide nécessite une enquête sociale d’une trentaine de jours. À défaut d’anticipation, les CPAS pourraient vite être débordés en fin de mois.
Des CPAS sous tension financière
Les CPAS, déjà sous pression, attendent toujours le versement de l’enveloppe fédérale de 26 millions d’euros prévue pour les soutenir. « Un accord politique a bien été conclu, mais le vote n’a eu lieu que le 18 décembre. La ministre a promis une arrivée des fonds fin janvier », souligne Dorothée Klein.
En attendant, certaines institutions doivent « puiser dans leurs réserves, solliciter l’aide de leur commune ou activer une ligne de crédit ». Un effort jugé nécessaire pour « accueillir les gens dans des conditions dignes ».













