Accueil Actu Belgique Société

Un prospectus papier ou une newsletter, qu’est-ce qui pollue le plus? La réponse va vous étonner

Une question pour la planète: elle nous vient d’Anthony. Il nous explique que certaines grandes surfaces en France arrêtent les prospectus version papier. Elles optent pour la communication par email.  Sa question est la suivante : est-ce que c’est vraiment plus écolo d’envoyer un mail ?

Première constatation : oui, l’email, ça pollue. Il faut prendre en compte toute une série de choses : votre ordinateur, l’électricité que vous utilisez, internet, donc votre box, les espaces de stockage aussi. C’est ce qu’on appelle la pollution numérique.

Une fois que vous cliquez sur envoyer, le mail va transiter par plusieurs serveurs, des routeurs, des centres de données. Tout cela, ça consomme de l’énergie. Les serveurs, par exemple, doivent être refroidis pour éviter des surchauffes. Et donc, ça pollue.

Des milliards de mails sont envoyés chaque année

Envoyer un mail représente quelques grammes de CO2. Ça dépend aussi de sa longueur, d’éventuelles pièces jointes. Et vu qu’on en envoie beaucoup… Chaque année, ce sont des milliards de mails qui sont envoyés à travers le monde.

J’ai vu ce chiffre plusieurs fois : un mail équivaut à laisser une ampoule allumée pendant 24 heures.

Évidemment, le papier pollue aussi : sa production, son envoi. Difficile d’estimer ce qu’un prospectus consomme, ça dépend de plein de facteurs. Mais, une fois qu’il est chez vous, il ne pollue plus. Alors que les mails, eux, même stockés dans un cloud, continuent à polluer.

Ce qui veut dire qu’à partir d’un certain moment, le mail pourrait dépasser le papier en termes de pollution. En France, une étude a été faite pour comparer la pollution entre les tickets de caisse papier et numérique. Résultat, la pollution engendrée par l’un et l’autre est équivalente (source: Zéro Déchets Strasbourg).

Mais, cela dépend de plein de facteurs. Le papier se recycle, mais en même temps, les prospectus consomment, de l’eau notamment.

D’un autre côté, le numérique prend de plus en plus de place dans notre monde. Ce qui veut dire qu’il va aussi polluer de plus en plus. Sans oublier, ce que ça représente de produire tous les outils qui nous permettent de communiquer.
 

À la une

Sélectionné pour vous

Commentaires

1 commentaire

Connectez-vous à votre compte RTL pour interagir.

S'identifier S'inscrire
  • Bon déjà, un mail on peut le supprimer et donc cesser son stockage. Ensuite, de plus en plus de datacentres sont construits de façon à minimiser leurs besoins en énergie et leur impact environnemental: récupération de la chaleur pour le chauffage, panneaux solaires, etc. Enfin, le papier se recycle mais pas l'encre (et le papier thermique des tickets de caisse ne se recycle pas)... Et ce qui pollue le moins, ce serait d'interdire les prospectus qui sont inutiles de toute façon.

    Thierry Frayer
     Répondre