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Violences à Bruxelles après la victoire du Maroc: "Ce sont des émeutiers qui utilisent n’importe quelle occasion pour tout casser"

François De Smet, le président de DéFI, était l’invité de la matinale de Bel RTL. Au micro d’Antonio Solimando, il condamne les émeutes après le match de Coupe du Monde opposant la Belgique au Maroc ce dimanche au Qatar et pointe un problème structurel de financement des zones de police à Bruxelles.

"Ce ne sont pas des supporters, ce sont des émeutiers qui utilisent n’importe quelle occasion pour tout casser. Cela gâche la belle victoire du Maroc, malheureusement contre la Belgique hier", entame François de Smet.

Son parti DéFI est au pouvoir à la ville de Bruxelles et à la Région. Il indique qu’il y a "des tas d’outils de prévention. La ville de Bruxelles globalement me semble avoir fait le job hier".

François De Smet rappelle que la question du financement des polices est de la compétence du Fédéral, qui dit-il, "déplume les zones de police".

Les effectifs étaient-ils assez nombreux hier sur le terrain ? "Je pense que oui, même si malheureusement on n’a pas pu empêcher les débordements sur le boulevard Anspach mais il y a tout un problème structurel. On l’a encore vu lors du meurtre affreux d’un policier à Schaerbeek au début du mois. Il y a aussi une part de l’explication qui est le sous-financement des zones de police de Bruxelles par le fédéral et par un manque de reconnaissance de ce que sont les nouvelles criminalités. On vient de parler des émeutes, mais il y a la question de la drogue qui est en train de prendre nos quartiers un à un autour de la gare du Nord et ailleurs et là le fédéral n’a toujours pas compris la réalité de la menace".

Une grève de la police est justement prévue ce lundi pour protester contre les violences à l’égard des policiers. "Quand on s’attaque à la police, on s’attaque à toute la société. Il y a peut-être un problème de manque de respect en général, même si je vois aussi que dès qu’un policier se fait attaquer, il y a une large partie de toute la population, au-delà des origines sociales et autres, pour dire que cela ne va pas, parce qu’on s’attaque aux gardiens de la cité. Les policiers, je les comprends, ils ont raison de dire que leurs conditions de travail se détériorent et c’est un vrai problème", estime François De Smet.

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