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La Belgique dispose depuis plus de 50 ans d’une réserve stratégique qui lui permet de garantir la consommation nationale en pétrole pendant 3 mois : une obligation imposée par les règlements internationaux.
Concrètement, cela représente 3,5 millions de tonnes de pétrole : la moitié en brut à raffiner, le reste en essence ou diesel déjà transformé, de quoi affrêter directement 70 000 camions. « Ils sont tous stockés dans des sites terres dans des dépôts existants en Belgique. On a plus de 20 dépôts, où il y a des produits stockés», précise Jan Vanderhaeghe, directeur de l’agence de stockage énergétique. « À Liège par exemple, à Gand, un petit peu partout».
Une dernière utilisation il y a cinq ans
Le carburant est stocké dans des immenses citernes que l’on trouve aussi proches des raffineries comme c’est le cas à Anvers ou à Feluy : c’est une réserve stratégique, c’est donc le gouvernement qui peut décider de la débloquer pour éviter une pénurie, au niveau national ou parfois même au niveau plus local. La dernière fois qu’elle a été utilisée, c’était lors des inondations, il y a 5 ans.
« Il y a eu un problème à ce moment-là avec l’écluse de Moncin à Liège qui était bloquée par tout les déchets On a décidé de libérer pour faire que l’approvisionnement. On avait prévu d’activer 5000 tonnes à peu près de diesel surtout», précise Jan Vanderhaeghe.
Cette réserve n’est pas destinée à faire baisser les prix à la pompe, sauf si l’Agence internationale de l’énergie demande à plusieurs pays de libérer du stock en même temps. Si la Belgique agit seule, le volume ne serait jamais suffisant pour influencer les prix du marché.
























