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Changer ses pneus au début de l’hiver ou juste avant l’été, pour beaucoup d’usagers, c’est une question de sécurité, et le prix passe souvent au second plan.
Certains délaissent malgré tout les marques premium, comme cet automobiliste, interrogé par Mathieu Langer. « Je m’oriente aussi vers des marques, on va dire alternatives, peut-être chinoises. La technologie devient vraiment bonne partout », note-t-il.
Depuis le début du mois de mai, les principaux manufacturiers ont revu leurs tarifs à la hausse : de 2 à 2,5 %. Un pneu contient du caoutchouc, mais aussi des dérivés pétroliers, et donc, la crise énergétique a un impact direct sur le secteur.
« Mettre la pression sur nous, acheteurs »
« C’est souvent Michelin et Continental qui annoncent des augmentations, et les autres en profitent pour faire pareil un mois après, explique Nicolas Simar, vendeur de pneus, à Mathieu Langer. Les manufacturiers augmentent leur barème en général, un, pour soutenir leurs marges, et deux, pour mettre la pression sur nous, les acheteurs, et même le client final, pour les pousser à acheter le plus tôt possible. »
Avec la guerre en Ukraine et celle en Iran, c’est toute la chaîne qui est sous pression. Les distributeurs s’attendent donc déjà à de nouvelles hausses à l’automne, même si certains possèdent des stocks achetés à d’anciens prix.
Les conseils d’un vendeur de pneus
« Les augmentations ne se feront jamais de manière totalement disproportionnée. Il faut que l’acheteur puisse acheter, signale encore Nicolas Simar. Accélérer ses achats, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. En général, achetez vos pneus quand il est temps de les acheter. Pas trop tôt, pas trop tard. »
En moyenne, un pneu d’une berline coûte 107 euros. Comptez 172 euros pour un SUV. Les prix ont grimpé de près de 40 % ces dix dernières années.
























