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Aller au cinéma en famille pèse de plus en plus lourd sur le budget. À Flémalle, Nicolas a déboursé 77 euros pour aller voir le film « Michael » avec sa femme et ses deux enfants de plus de 12 ans. Dans le détail, cela représente 19,80 euros par adulte et 18,80 euros par adolescent. Un montant jugé très élevé par le père de famille, sans même tenir compte des boissons, bonbons ou popcorn qui accompagnent souvent ce type de sortie.
Cette facture s’explique en partie par le format choisi. La réservation portait sur une séance en 2DX, une formule plus immersive, avec une qualité sonore et visuelle renforcée. Dans de nombreux complexes, plusieurs versions d’un même film sont proposées : séance classique, 3D, laser ou encore 2DX. Or, selon l’horaire disponible, le spectateur ne choisit pas toujours réellement la technologie affichée. Il peut donc se retrouver avec un tarif premium sans avoir pleinement mesuré l’écart de prix au moment de réserver.
Une hausse de la TVA, entre autres
Le coût du billet ne dépend pas uniquement de la technologie. Une partie du prix revient au distributeur du film, une autre à la SABAM, la Société Belge des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs, ainsi qu’aux charges d’exploitation du cinéma et, dans certains cas, aux outils de gestion des tickets. À cela s’ajoute désormais une TVA fixée à 12 % sur les places de cinéma. Autant d’éléments qui contribuent à faire grimper la note finale pour le spectateur.
Pour les familles, l’addition peut vite devenir dissuasive. Avec 77 euros pour les seules entrées, la moindre dépense supplémentaire fait rapidement basculer la sortie au-delà des 100 euros. Popcorn, boissons, friandises ou produits dérivés peuvent encore alourdir la facture. Résultat : une activité autrefois considérée comme accessible doit aujourd’hui être davantage anticipée, voire budgétisée, avant même de choisir le film.
Cinéma à moindres frais, c’est encore possible
Quelques réflexes permettent toutefois de limiter les frais. Le premier consiste à vérifier attentivement le type de séance lors de la réservation en ligne afin d’éviter, par défaut, une formule plus coûteuse. Il peut aussi être utile d’opter pour des séances en semaine ou en journée, souvent proposées à un tarif plus bas dans certains cinémas. Enfin, comparer les salles reste essentiel : selon la ville et le marché local, les prix peuvent fortement varier.
Cet écart est parfois très marqué entre un grand complexe et un cinéma plus local. Un auditeur a ainsi signalé à Benjamin Maréchal une entrée à 7 euros au cinéma Wellington de Waterloo, preuve que toutes les salles n’appliquent pas les mêmes tarifs. Pour certains spectateurs, faire quelques kilomètres de plus peut donc permettre de réduire sensiblement la facture. Reste à vérifier que le coût du trajet n’annule pas l’économie réalisée sur les billets.
























