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Prix record du diesel en Belgique ce dimanche… et ce n’est pas fini ? « Ça peut monter jusqu’à 3 euros le litre »

Par Gaëtan Willemsen
Ajoutez-nous à vos favoris Google Les prix des carburants augmentent une nouvelle fois ce dimanche et le prix de vente maximum du diesel a atteint un record encore jamais atteint en Belgique : 2,289 euros / litre. Pour la Fédération belge des Négociants en Combustibles et Carburants (BRAFCO), rien n’empêcherait les prix d’encore augmenter si le prix du baril continue de grimper avec la guerre en Iran.

Nicolas nous a interpellés ce matin via le bouton orange Alertez-nous après avoir été faire le plein de diesel pour son véhicule. « Le prix du diesel augmente à 2,289€ à partir de ce jour, c’est une honte pour l’État belge », déplore-t-il. Un nouveau record de prix qui a été confirmé samedi par le SPF Économie.

Le prix maximum à la pompe du diesel (B7) a donc grimpé de 18 centimes depuis samedi et cela représente le prix le plus élevé jamais atteint dans les tableaux de la fédération pétrolière Energia, qui remontent à 2008. C’est plus de 2 centimes de plus qu’en mars 2022, au début du conflit en Ukraine, quand le diesel était monté à 2,261 euros par litre.

Aucune limite au prix du baril…

Emmanuel Cécille est conseiller énergie-environnement à la BRAFCO. Pour lui, si le détroit d’Ormuz est libéré, les prix baisseront, sinon, ils pourraient encore augmenter car le prix du baril continuerait aussi d’augmenter. « Au niveau théorique, il n’y a pas de limite au prix du baril ou au prix de l’essence. Donc ça peut monter jusqu’à 3 euros le litre. Aux Pays-Bas aujourd’hui, le prix du diesel est à 2,70 euros le litre. »

Le seul rempart indépendant de l’évolution du conflit en Iran serait politique. Mais vendredi encore, le gouvernement De Wever a décidé… de ne rien décider. Il continue simplement de suivre la situation via un groupe de travail qui va contrôler « intensivement » la situation. Il attend également les propositions de la Commission européenne, apprenais l’agence Belga de source gouvernementale. Jeudi pourtant, le vice-Premier ministre MR, David Clarinval, avait annoncé qu’il soumettrait à ses collègues l’activation du cliquet inversé, qui permet de diminuer les accises sur le carburant en case de dépassement d’un certain seuil de prix. Mais la N-VA refuse de prendre cette mesure qu’elle qualifie d’erreur prise à l’époque du début de la guerre en Ukraine par le gouvernement précédent.

Les Belges adaptent leurs habitudes et leur conduite

À Bouge (Namur) ce matin, Claude était désemparé face aux nouveaux prix. « C’est dur parce que je n’ai qu’une pension de 1300€ et on est obligés de vivre », nous disait-il.

À Charleroi, les automobilistes rencontrés évitent de faire le plein, au sens propre. « Vu le prix, ça fait mal le plein. Donc on va rester sur un demi-plein là », explique l’un. « On met 10, 20, 30 euros maximum », témoigne un autre. « C’est horrible quoi. C’est franchement une honte », estime un troisième.

Les automobilistes adaptent également leur conduite pour économiser. « Je roule un peu moins vite. Sur autoroute je roule à 110 km/h au lieu de 120 km/h. J’évite les accélérations brusques », nous disait encore un homme rencontré à Bouge.

L’essence et le mazout aussi concernés

L’essence et le mazout sont également plus chers ce dimanche. Le prix maximum pour l’essence 95 (E10) augmente de 2,7 centimes le litre pour s’établir à 1,863 euro le litre. Il s’agit là du prix le plus élevé depuis le mois d’octobre 2023.

Quant au prix maximum du mazout (gasoil de chauffage H0/H7), il augmente de 2,5 centimes par litre. Une personne qui commande 2.000 litres paie à partir de dimanche maximum 1,3908 euro par litre. C’est là le niveau le plus élevé depuis novembre 2022.

Sources : Valentine Guerrier, Florent Vanden Berghe, Romain Mayez, Benjamin Vankelst, Xavier Preyat et l’agence Belga

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