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DIRECT - Guerre en Ukraine: Biden défendra "le moindre pouce de territoire de l'Otan" mais n'enverra pas de troupes en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé dans une déclaration surprise à la télévision une opération militaire en Ukraine pour défendre les séparatistes de l'est du pays. Retour sur cette première journée d'offensive russe à travers des témoignages, images et allocutions:

DERNIER BILAN 

La première journée de l'offensive, qualifiée de "succès" par le ministère russe de la Défense, a fait en quelques heures des dizaines de morts, provoquant un tollé dans la communauté internationale, surtout côté occidental.

L'invasion russe de l'Ukraine, lancée jeudi à l'aube, a coûté la vie à 57 Ukrainiens, selon des informations du ministre ukrainien de la Santé, Viktor Ljasko, relayées jeudi soir par l'agence de presse Interfax-Ukraine. On déplore également 169 blessés. Selon M. Ljasko, les hôpitaux ukrainiens peuvent gérer l'afflux pour le moment. Du côté russe, il y aurait 40 morts selon des informations de notre correspondant à Kiev. 

 

21h24 - La Russie dit avoir rétabli le canal d'approvisionnement en eau de la Crimée

Les troupes russes sont entrées dans la ville de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, et ont pris le canal de Crimée du Nord, rétablissant l'approvisionnement en eau de la Crimée, a indiqué jeudi un porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konasjenkov.

L'Ukraine avait bloqué l'approvisionnement en eau depuis ce canal de la Crimée après l'annexion de la péninsule par la Russie en 2014. Selon le porte-parole de la Défense, cité par l'agence de presse russe Interfax, les combattants des républiques séparatistes de Donetsk et Lougansk ont pénétré dans les territoires ukrainiens sur une distance de six à huit kilomètres.

20h - Biden annonce des sanctions économiques et des restrictions d'exportation vers la Russie

Le président américain Joe Biden a annoncé jeudi des sanctions économiques et des restrictions d'exportation vers la Russie, en riposte à son invasion de l'Ukraine. Quatre banques russes supplémentaires vont aussi être sanctionnées et plus de la moitié des importations technologiques de la Russie supprimées, a-t-il affirmé lors d'un discours depuis la Maison Blanche. "Cela imposera un coût sévère à l'économie russe, à la fois immédiatement et à long terme", a prévenu le dirigeant américain.

Les Etats-Unis défendront "le moindre pouce de territoire de l'Otan", mais n'enverront pas de troupes en Ukraine, a annoncé le président américain Joe Biden jeudi après l'attaque de la Russie. "Nos forces armées ne vont pas en Europe pour combattre en Ukraine mais pour défendre nos alliés de l'Otan et rassurer ces alliés de l'Est", a affirmé Joe Biden lors d'une allocution télévisée.

19h47 - "Les troupes russes ont touché les hôpitaux": notre correspondant décrit l'invasion

Alexander Query, correspondant RTL INFO, était en direct de la capitale ukrainienne, Kiev, dans l'édition spéciale de 19h consacrée à l'invasion des troupes russes en Ukraine. Il dresse le dernier bilan humain dont on a connaissance

19h45 - La Pologne accueille des réfugiés 

Nos envoyés spéciaux Mathieu Col et Emmanuel Tallarico se trouvent au poste frontière de Berdyszcze en Pologne, soit à 450 kilomètres de Kiev. Depuis plusieurs heures, ils observent le passage des voitures et camions venus d'Ukraine.

19h30 - Aucun rapatriement des Belges présents en Ukraine n'est à ce jour envisagé 

Selon nos informations, il n'y aura pas de rapatriement. Le pays est en guerre et l'espace aérien est fermé. Par conséquent, impossible d'organiser une évacuation des Belges présents en Ukraine. Ils sont 223 auxquels on peut ajouter 20 Luxembourgeois qui dépendent de notre pays.

19h15 - "Nous avons besoin de décisions fortes", affirme Alexander De Croo

"Nous n'avons pas besoin de grandes déclarations mais nous avons besoin de décisions fortes. Cela veut dire des sanctions qui vont loin et qui ont beaucoup d'effets au niveau de la Russie", a affirmé le Premier ministre Alexander De Croo. 

18h55 - La présidence ukrainienne affirme que la Russie a pris le contrôle de la centrale de Tchernobyl

La Russie, qui mène depuis la matinée de jeudi une invasion de l'Ukraine, a pris le contrôle de la centrale de Tchernobyl, site du pire accident nucléaire de l'histoire en 1986, a annoncé la présidence ukrainienne. "Après des combats acharnés, nous avons perdu le contrôle sur le site de Tchernobyl", a déclaré Mikhaïlo Podoliak, un conseiller de la présidence. Kiev avait fait état plus tôt de combats près du dépôt des déchets nucléaires du site.

18h20 - L'Ukraine pourrait être "rayée de la carte", avertit le chancelier allemand Scholz

Le chancelier allemand Olaf Scholz a mis en garde jeudi contre une tentative de Vladimir Poutine de "rayer" l'Ukraine "de la carte" en attaquant militairement le pays. "C'est une tentative de déplacer par la violence les frontières en Europe, voire peut-être de rayer un pays entier de la carte mondiale", a déclaré le chancelier dans une allocution télévisée.

18h20 - L'Europe déploiera 500 militaires en Bosnie-Herzégovine

La mission militaire opérationnelle de l'Union européenne (EUFOR) a annoncé le déploiement de 500 soldats en Bosnie-Herzégovine par mesure de précaution afin de venir en aide à leurs partenaires bosniaques et d'assurer leur sécurité, a fait savoir jeudi l'organisation.

18h00 - L'Otan se mobilise mais n'a "aucune intention de déployer des troupes

Les forces armées des pays de l'Otan ont été placées en état d'alerte et certaines unités vont faire mouvement pour renforcer les défenses des alliés sur le flanc Est afin de prévenir une action de Moscou après l'offensive lancée contre l'Ukraine. "L'Alliance n'a pas de troupes en Ukraine et n'a aucun plan et aucune intention de déployer des troupes dans ce pays", a affirmé jeudi son secrétaire général, Jens Stoltenberg, à l'issue d'une réunion d'urgence des ambassadeurs des pays de l'Alliance.

L'Otan n'interviendra pas en Ukraine. Elle ne l'a pas fait pour la Géorgie en 2008 ni lors de l'annexion par Moscou de la péninsule ukrainienne de Crimée en 2014. L'Ukraine et la Géorgie sont seulement des partenaires. L'article 5 de la défense collective (qui peut se résumer à la formule du "tous pour un") ne s'applique que pour les membres de l'Alliance.

L'Otan entend néanmoins se protéger. Sa force de réaction de 40.000 soldats avec des moyens aériens et navals est en état d'alerte depuis plusieurs semaines, et l'Alliance a activé jeudi ses "plans de défense" pour déployer rapidement des troupes et des moyens "là où ils seront nécessaires", selon Jens Stoltenberg. "Il ne s'agit pas de provoquer, mais de prévenir un conflit", a averti le responsable norvégien.

17h45 - "Aucun autre moyen" pour défendre la Russie, dit Poutine

La Russie n'avait "pas d'autre moyen" pour se défendre que de lancer ses forces en Ukraine, a affirmé jeudi le président Vladimir Poutine, au moment où l'armée russe est en train de mener une invasion de ce pays voisin. "Ce qui se déroule actuellement relève de mesures contraintes car on ne nous a laissé aucun autre moyen de procéder autrement", a déclaré M. Poutine lors d'une réunion télévisée avec des hommes d'affaires à Moscou.

17h25 - Des dizaines de manifestants contre la guerre arrêtés à Moscou et Saint-Pétersbourg

 

Plusieurs dizaines de personnes qui manifestaient contre l'invasion russe de l'Ukraine ont été arrêtées jeudi à Moscou et à Saint-Pétersbourg pour avoir bravé l'interdiction de se rassembler décrétée par les autorités russes, selon des journalistes de l'AFP. Des dizaines de protestataires ont été interpellés aux abords de la place Pouchkine dans la capitale russe et une vingtaine d'autres dans la deuxième ville de Russie tandis qu'ils criaient "Non à la guerre !".

17h15 - Les Russes ont conquis un aéroport militaire aux portes de Kiev

Les Russes ont conquis un aéroport militaire situé à une quarantaine de kilomètres de Kiev, la capitale de l'Ukraine, a reconnu jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky en promettant de le reprendre. Selon M. Zelensky, qui s'exprimait dans un discours vidéo, l'aéroport a été pris par les forces russes mais le débarquement de parachutistes à Gostomel, où il est situé, a été "bloqué" et les forces ukrainiennes ont "reçu l'ordre de les détruire".

16h45 - Des combats en cours pour une base militaire près de Kiev

L'armée ukrainienne a annoncé jeudi que des combats étaient en cours pour le contrôle d'un aéroport militaire de Gostomel, près de Kiev. "Des combats sont en cours pour l'aéroport de Gostomel" situé à quelques kilomètres au nord-ouest de Kiev, a annoncé le chef des armées ukrainiennes Valery Zaloujny. Des images sur les réseaux sociaux montrent qu'il a fait l'objet semble-t-il d'une attaque par de nombreux hélicoptères.

L'aéroport de Gostomel se trouve immédiatement à la limite nord de Kiev, et les combats qui s'y déroulent sont les plus proches de la capitale au premier jour de l'invasion russe.

16h30 - Kiev impose un couvre-feu

Le maire de Kiev Vitaly Klitschko a annoncé jeudi l'imposition d'un couvre-feu dans la capitale ukrainienne afin de préserver "la sécurité" des habitants après le début de l'invasion russe de l'Ukraine. "Le couvre-feu durera de 22h00 à 07h00", a ajouté le maire dans un communiqué, précisant que les transports publics ne fonctionneraient pas pendant cette période mais que les stations de métro allaient rester ouvertes en permanence pour servir d'abris en cas de frappes.

16h07 - La Russie et la Chine pointent du doigt la responsabilité de l'Ukraine et de l'Occident

La Russie et la Chine pointent du doigt Kiev et les pays occidentaux "dans l'escalade du conflit en Ukraine", a affirmé jeudi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l'issue d'une conversation avec son homologue chinois, Wang Yi. Les ministres ont affirmé qu'ils étaient convaincus que la cause de la crise actuelle était due au refus de Kiev - encouragé par les États-Unis et leurs alliés - d'appliquer les accords de Minsk, a déclaré de chef de la diplomatie russe. De son côté, M. Wang a déclaré à la chaîne de télévision nationale chinoise, CCTV, que Pékin a toujours reconnu la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les pays. Il estime cependant que le conflit en Ukraine présente des "aspects historiques complexes et particuliers" et la Chine comprend "les préoccupations légitimes de la Russie sur les questions de sécurité".

16h02 - Ukraine: des combats à Tchernobyl, près du dépôt de déchets nucléaires

Des combats sont en cours près du dépôt des déchets nucléaires de la centrale de Tchernobyl où les forces russes ont pénétré depuis le Bélarus, a annoncé jeudi le conseiller du ministère de l'Intérieur Anton Guerachtchenko. "Les troupes des occupants sont entrées depuis le Bélarus dans la zone de la centrale de Tchernobyl. Les membres de la Garde nationale qui protègent le dépôt opposent une résistance obstinée", a-t-il écrit sur Telegram.

Traduction: "Les forces d'occupation russes essaient de s'emparer de Tchernobyl. Nos défenseurs donnent leurs vies pour que la tragédie de 1986 ne se reproduise pas. Signalé à la Première ministre de la Suède. C'est une déclaration de guerre à toute l'Europe".

16h00 - Des sanctions massives envers la Russie, l'UE prête à accueillir les réfugiés ukrainiens

L'Union européenne s'apprête à introduire jeudi des "sanctions financières massives" contre Moscou et se tient prête à accueillir les réfugiés victimes de l'invasion russe en Ukraine, a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au terme d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, et le président du Conseil européen, Charles Michel, au quartier général de l'Alliance à Bruxelles :

Les trois représentants ont rappelé leur unité face à l'incursion russe en Ukraine. "Il s'agit d'actes atroces contre un pays souverain et sa population", a dénoncé Mme von der Leyen, lors d'une conférence de presse conjointe. Elle a qualifié l'invasion de l'Ukraine par la Russie "d'enjeu sécuritaire d'ordre international". L'Union européenne prévoit de riposter avec des sanctions financières et coordonnées avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, la Norvège, mais aussi le Japon et l'Australie. "M. Poutine va devoir expliquer (l'impact des sanctions sur l'économie russe) à ses concitoyens. Je suis persuadée que les Russes ne veulent pas de cette guerre", a martelé la présidente de la Commission.

"Nous avons travaillé depuis des semaines à nous tenir prêts à faire face au pire scénario. Cela implique une indépendance du gaz russe et l'afflux potentiel de réfugiés (en provenance d'Ukraine)", a indiqué Mme von der Leyen. "Avec tous les États membres qui se trouvent en première ligne, nous avons maintenant des plans d'urgence clairement définis pour accueillir et héberger immédiatement les réfugiés d'Ukraine. Nous espérons qu'il y aura aussi peu de réfugiés que possible, mais nous sommes pleinement préparés à les accueillir et ils sont les bienvenus", a-t-elle ajouté.

15h52 - L'ambassadeur de Russie a été convoqué par l'UE

L'ambassadeur de Russie auprès de l'Union européenne, Vladimir Chizhov, a été convoqué à Bruxelles par le Service européen pour l'action extérieure à la suite de l'invasion de l'Ukraine par son pays, a indiqué jeudi le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.



Le diplomate s'est vu signifier "la condamnation la plus ferme" par l'UE de cette invasion et la demande au président russe Vladimir Poutine de cesser immédiatement ses opérations militaires et de retirer sans condition toutes ses forces et son matériel militaire de l'ensemble du territoire de l'Ukraine. L'ambassadeur russe a aussi été informé qu'une réponse ferme de l'UE sera décidée lors du sommet européen de ce jeudi soir, comprenant un nouvel ensemble de mesures restrictives, tant sectorielles qu'individuelles, coordonnées avec les partenaires de l'UE.

15h26 - L'opposition bélarusse accuse le président Loukachenko de "haute trahison"

L'opposante bélarusse en exil Svetlana Tikhanovskaïa a accusé jeudi le président du Bélarus Alexandre Loukachenko de "haute trahison" pour avoir "aidé" la Russie de Poutine à lancer son invasion de l'Ukraine. "Les forces militaires russes, avec l'aide du régime de Loukachenko, ont lancé des frappes contre les villes ukrainiennes. Ces frappes ont aussi été lancées depuis le territoire bélarusse", a affirmé Mme Tikhanovskaïa lors d'une conférence de presse à l'ambassade de Lituanie à Paris. "Ceci fait du Bélarus un état agresseur" et "une des parties à ce conflit armé", a-t-elle ajouté.

15h21 - Des combats en cours pour une base militaire près de Kiev, selon l'armée ukrainienne

L'armée ukrainienne a annoncé jeudi que des combats étaient en cours pour le contrôle d'un aéroport militaire de Gostomel, près de Kiev. 
"Des combats sont en cours pour l'aéroport de Gostomel" situé à quelques kilomètres au nord-ouest de Kiev, a annoncé le chef des armées ukrainiennes Valery Zaloujny. Des images sur les réseaux sociaux montrent qu'il a fait l'objet semble-t-il d'une attaque par de nombreux hélicoptères. La situation est également "tendue" dans le sud du pays où des combats sont menés pour les villes de Guenitchesk, Skadovsk et Chaplynka, dans la région de Kherson, près de la Crimée, a-t-il ajouté.

15h09 - Le club de foot allemand de Schalke retire le nom de Gazprom de ses maillots

Le club de foot allemand de Schalke (D2) a décidé de retirer de ses maillots le nom et le logo du fournisseur de gaz russe Gazprom, son sponsor principal, à la suite de l'attaque de la Russie contre l'Ukraine. "Au vu des événements, développements et aggravations des derniers jours, le FC Schalke 04 a décidé de retirer le mot Gazprom de ses maillots", indique jeudi le club dans un communiqué. Pour le prochain match samedi à Karlsruhe, les maillots seront floqués du simple nom "Schalke 04"

15h03 - 74 installations détruites, dont 11 aérodromes selon la Russie

L'armée russe a affirmé jeudi avoir détruit 74 installations militaires, dont 11 aérodromes, en Ukraine, où Moscou a lancé dans la matinée une opération militaire d'envergure. "À la suite des frappes des forces armées russes, 74 installations terrestres de l'infrastructure militaire ukrainienne ont été mises hors service. Cela comprend 11 aérodromes de l'armée de l'air", a annoncé à la télévision le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.

15h03 - Minsk qualifie de "fausses" les rumeurs sur la participation de son armée dans le Donbass

Le ministère bélarusse de la Défense a qualifié de "fausses" les informations selon lesquelles le personnel militaire bélarusse aurait pris part à une opération militaire spéciale des forces armées russes dans le Donbass, relaye jeudi l'agence de presse russe TASS. "L'affirmation faisant état de la participation des forces armées bélarusses à l'opération militaire spéciale dans le Donbass est fausse", a déclaré jeudi le général de division Leonid Kasinsky, responsable de la Direction principale du travail idéologique du ministère de la Défense du Bélarus "Les unités individuelles et sous-unités des Forces armées de la République bélarusses mènent une série d'activités pour accroître la préparation au combat afin d'écarter une attaque soudaine", ajoute-t-il.

14h49 - La Pologne prépare des "centres d'accueil" pour les réfugiés ukrainiens

La Pologne va ouvrir incessamment neuf premiers "centres d'accueil" pour les réfugiés ukrainiens, dans la perspective d'une possible vague fuyant l'agression russe, a annoncé jeudi le ministre polonais de l'Intérieur. "Il y aura certainement une vague de réfugiés", a déclaré aux journalistes M. Mariusz Kaminski, en assurant que la Pologne en accepterait "autant qu'il y en aura à nos frontières", mais sans vouloir estimer leur nombre. Le ministère a présenté la liste de neuf centres d'accueil, à proximité des principaux postes-frontières entre les deux pays, longue de 535 kilomètres, à Dorohusk, Dolhobyczow, Zosin, Hrebenne (est), à Korczowa, Medyka, Budomierz, Kroscienko et Przemysl (sud-est). Les arrivants pourront y recevoir informations, repas, repos et aide médicale, ont assuré les responsables polonais. Différents organismes publics et ecclésiastiques polonais, établissements d'éducation et ONG, ont d'ores et déjà déclaré être prêts à accueillir d'éventuels réfugiés. Le commandant en chef des garde-frontières polonais, Tomasz Praga, a évoqué jeudi une "hausse (du nombre) de personnes voulant traverser la frontière par les passages routiers" polono-ukrainiens, tout en qualifiant la situation de "stable". "Aujourd'hui, la circulation aux postes (sur l'ensemble de la frontière polono-ukrainienne) dans les deux sens s'élève à 29.000 personnes sur 24 heures, dont environ 15.000 entrants", a-t-il précisé.  

14h37 - Les autorités russes promettent des sanctions en cas de manifestations anti-guerre

Les autorités russes ont promis jeudi de réprimer toute manifestation "non autorisée" organisée dans le pays contre la guerre en Ukraine, où Moscou a lancé une opération militaire d'ampleur dans la matinée. Le ministère de l'Intérieur, le parquet et le Comité d'enquête russes ont tous mis en garde les Russes contre toute action de protestation. Le Comité d'enquête a souligné que les participants à des rassemblements au sujet de "la situation tendue en matière de politique étrangère" ou à des heurts s'exposaient à des poursuites.

Vladimir Poutine a lancé jeudi une invasion de l'Ukraine, avec frappes aériennes et entrée de forces terrestres y compris en direction de la capitale Kiev, faisant dès les premières heures des dizaines de morts, selon les autorités ukrainiennes. Le président russe a donné le signal des hostilités jeudi à l'aube, après avoir reconnu lundi l'indépendance de territoires séparatistes ukrainiens du Donbass, puis fait valider mardi une intervention militaire par le Parlement russe. "Nous nous efforcerons d'arriver à une démilitarisation et une dénazification de l'Ukraine", a-t-il déclaré aux premières lueurs du jour jeudi.

14h36 - Le Premier ministre Alexander De Croo s'exprime sur la situation en Ukraine devant la Chambre des représentants :

La Belgique prendra avec ses alliés de l'OTAN les mesures nécessaires pour "intensifier la dissuasion et la défense", a expliqué jeudi le Premier ministre, Alexander De Croo, dans une déclaration prononcée devant la Chambre à la suite de l'agression armée de la Russie contre l'Ukraine. Mais ces actions seront toujours préventives, proportionnelles et veilleront à ne pas provoquer d'escalade.

Au niveau national, les précautions nécessaires seront prises afin de protéger les infrastructures critiques de la Belgique.  Un Conseil européen extraordinaire se réunira à 20h à Bruxelles. Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE annonceront de nouvelles sanctions contre la Russie.  "Il s'agit du plus lourd paquet de sanctions de l'histoire de l'Union. Le temps des sanctions graduelles est révolu. Si nous n'agissons pas, Poutine ne s'arrêtera pas une fois l'Ukraine sous son joug", a averti M. De Croo. Selon lui, ce qui se joue aujourd'hui ne touche pas seulement l'Ukraine mais concerne la sécurité de toute l'Europe.

14h15 - La Lettonie interdit trois télévisions russes

L'autorité lettone de l'audiovisuel a annoncé jeudi une interdiction de diffusion de trois à cinq ans pour trois chaînes de télévision russes, représentant selon elle une "menace pour la sécurité nationale".

Le Conseil national letton des médias électroniques de masse (NEPLP) a décidé de restreindre la retransmission dans le pays de Rossiya RTR pendant cinq ans, de Rossiya 24 pendant quatre ans et de TV Centre International (TVCI) pendant trois ans, selon un communiqué.  Il appelle "tous les pays de l'Union Européenne à "utiliser les preuves rassemblées par le NEPLP et de suivre l'exemple de la Lettonie en restreignant la retransmission de ces programmes". Cette décision, qui touche les trois dernières chaînes russes encore autorisées, "est fondée sur la loi lettone et sur la Directive Audiovisuelle de l'UE", a déclaré à l'AFP le chef du NEPLP Ivars Abolins.  "Elle est déjà entrée en vigueur et sera approuvée ultérieurement par la Commission européenne", a-t-il ajouté. Elle "n'est même pas liée à la propagande russe, aux fake news et au bellicisme contre l'Ukraine, ces chaînes représentent une menace pour la sécurité de la Lettonie et ont été bannies en conséquence", a encore dit M. Abolins, rappelant que 41 autres "canaux de propagande" liés à la Russie ont été interdits pour cette raison au cours des cinq dernières années.

14h12 - L'armée polonaise en état d'alerte après l'invasion de l'Ukraine

La Pologne met son armée en état d'alerte après l'invasion russe de l'Ukraine, pays frontalier de la Pologne. Tous les soldats ont été appelés dans les casernes et tous les congés ont été annulés, ont rapporté les médias polonais relayés par l'agence de presse Reuters.

Dans la ville frontalière de Medyka, à environ 80 kilomètres à l'ouest de Lviv (Ukraine), une alerte aérienne a retenti plus tôt dans la journée ce jeudi. Le ministère polonais des Affaires étrangères a appelé tous les citoyens polonais à quitter l'Ukraine immédiatement

13h51 - Plusieurs manifestations jeudi à Bruxelles pour appeler à la paix en Ukraine

A la suite de l'offensive militaire en Ukraine ordonnée dans la nuit de mercredi à jeudi par le président russe Vladimir Poutine, plusieurs manifestations sont organisées jeudi après-midi à Bruxelles pour appeler à la paix.

Une action syndicale est prévue entre 14h00 et 15h00 au rond-point Schuman, au coeur des institutions européennes. Il s'agit d'un appel à la paix et au dialogue entre la Russie et l'Ukraine lancé par la Confédération européenne des syndicats (CES). Ce dernier vise à rassembler des syndicalistes de Belgique, de France et des Pays-Bas. La porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles Ilse Van de keere signale que plusieurs demandes de manifestation ont été faites par diverses organisations et petits groupes de citoyens. Ils ont été invités à se rassembler pour 18h00 devant la représentation européenne de la Russie située sur le boulevard du Régent. Les premiers participants sont attendus dès 17h00. Les personnes souhaitant manifester ont par ailleurs été dirigées vers un autre rassemblement prévu à 14h30 devant l'ambassade russe, localisé avenue De Fré à Uccle. Ce dernier est organisé par le collectif des Ukrainiens de Belgique.

13h45 - Les sanctions seront "à la hauteur de l'agression, nous serons sans faiblesse", déclare Macron

Emmanuel Macron a promis jeudi que la France et ses alliés décideront de sanctions contre la Russie "à la hauteur de l'agression dont elle se rend coupable" et qui porteront sur "le plan militaire et économique autant que dans le domaine de l'énergie", lors d'une allocution enregistrée à l'Elysée.

"Nous serons sans faiblesse" lors des décisions qui seront prises lors du G7 et du Conseil européen jeudi soir, a ajouté le président, avertissant les Français que cet "acte de guerre" aura "des conséquences profondes, durables sur nos vies et la géopolitique de notre continent". 

Vladimir Poutine "a décidé de porter l'atteinte la plus grave à la paix, à la stabilité dans notre Europe depuis des décennies", a ajouté le chef de l'Etat qui s'exprimait avec le drapeau ukrainien en arrière-plan, aux côtés des drapeaux français et européen. Emmanuel Macron a appelé à l'"unité" autour des "principes nous ont fait et continuent de nous tenir ensemble". "En ces heures troubles où renaissent les fantômes du passé et où les manipulations seront nombreuses, ne cédons rien de notre unité autour de nos principes de liberté, de souveraineté et de démocratie", a-t-il affirmé.

13h39 - Un avion militaire ukrainien s'écrase près de Kiev avec 14 personnes à bord, selon les autorités

Un avion militaire ukrainien s'est écrasé jeudi près de Kiev avec 14 personnes à bord, a annoncé le service d'Etat pour les situations d'urgence.

L'appareil est tombé près du village de Trypillia, à une cinquantaine de kilomètres au sud de la capitale ukrainienne, selon la même source. Selon l'agence de presse russe Tass, le nombre de morts s'élève à cinq personnes.

13h05 - Percée des forces russes dans la région de Kiev, affirment les gardes-frontières ukrainiens

Des unités militaires russes ont pénétré dans la région de Kiev à partir du Bélarus pour mener une attaque avec des missiles Grad sur des cibles militaires, ont annoncé jeudi les gardes-frontières ukrainiens dans un communiqué.

Les gardes-frontières, sans préciser la nature de cette incursion terrestre, ont ajouté qu'elle avait eu lieu par le poste de contrôle Vilcha, à 150 km environ au nord de la capitale. Une journaliste de l'AFP a constaté la présence de plusieurs hélicoptères non identifiés volant en groupe à basse altitude dans la banlieue de Kiev. Des informations non confirmées ont fait état de ce vol groupé en provenance du Bélarus voisin. Le ministère de la Défense du Bélarus, allié de la Russie, avait annoncé la fermeture à partir de 09H00 GMT de l'espace aérien bélarusse au-dessus de la frontière ukrainienne, dans le sud. Et ce afin de "garantir la sécurité de l'utilisation de l'espace aérien" du pays.

12h38 - Voici les villes et les zones bombardées en Ukraine ces dernières heures

A peu près toutes les régions d'Ukraine ont été bombardées. L'armée russe a procédé sous forme d'attaques coordonnées sur plusieurs fronts, d'abord par voies aériennes. La plupart des villes importantes du pays ont été touchées par ces frappes stratégiques qui visent principalement les installations de défense, les aérodromes militaires et les bases navales. Mais les bombardements se concentrent principalement sur la capitale Kiev. Les bombardements se concentrent aussi sur l'est. L'ouest du pays n'a pas été non plus épargné. Au sud, la Russie organise des tirs de roquettes via la Crimée en direction des ports. Les Russes ont aussi mené des attaques terrestres. Des blindés ont attaqué l'Ukraine dans toutes les directions. Une opération militaire de grande importance.


 

12h35 - "Au 21ème siècle, on ne s'attend pas à être réveillé par des tirs de roquettes"

Alexander Query, correspondant RTLInfo, était en direct de la capitale ukrainienne, Kiev, dans l'édition spéciale de 12h30 consacrée à l'invasion des troupes russes en Ukraine. Il décrivait la situation sur place: "Les bombardements ont commencé à 5h40. On a été réveillée par des vibrations sur le centre de Kiev. C'était une énorme vibration et le lancement continu de bombes. Il s'est avéré que c'était la défense anti-aérienne de Kiev qui arrêtait les roquettes russes. Cela s'est passé autour de l'aéroport et des infrastructures militaires."

Personnellement, le correspondant, résident à Kiev, est sous le choc. Et de commenter ce matin dont il se souviendra longtemps: "C'était une surprise. Au 21ème siècle, on ne s'attend pas à être réveillé par des tirs de roquettes dans une capitale ukrainienne. La dernière fois que Kiev a été attaquée, c'est pendant la deuxième guerre mondiale. Il y a eu un peu de panique. Ma compagne en ce moment ne se trouve pas à Kiev et il va falloir la rapatrier ici pour qu'elle soit en sécurité avec des routes qui sont totalement bouchées par tous les habitants de Kiev qui fuient la ville. Il y a une vraie panique à ce niveau-là." (lire l'article complet)

12h34 - Le président ukrainien compare la Russie à "l'Allemagne nazie"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a comparé jeudi l'invasion russe de l'Ukraine aux agissements de "l'Allemagne nazie" pendant la seconde guerre mondiale.

"La Russie a attaqué l'Ukraine de façon lâche et suicidaire comme faisait l'Allemagne nazie pendant la seconde guerre mondiale", a déclaré le président ukrainien au cours d'un briefing retransmis sur Facebook. Il a également appelé les Russes à "sortir" dans la rue pour "protester contre cette guerre".

12h31 -  L'opération militaire russe en Ukraine durera le temps nécessaire, déclare le Kremlin

Le calendrier de l'opération militaire russe en Ukraine sera défini par le président Vladimir Poutine, a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

L'opération durera le temps nécessaire, en fonction de ses "résultats" et sa "pertinence", a ajouté le Kremlin, estimant que les Russes soutiendraient une telle offensive. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a aussi affirmé aux journalistes que Moscou avait pour objectif l'imposition d'un "statut neutre" à l'Ukraine, sa démilitarisation et l'élimination des "nazis" qui selon lui se trouvent dans le pays.

12h03 - Le SPF Affaires Etrangères a ouvert un call center

À la suite des événements en Ukraine, le SPF Affaires étrangères a décidé d'ouvrir un centre d'appel à l'attention des familles ou proches de Belges résidant dans ce pays, a-t-il annoncé via Twitter. Son numéro de téléphone est le 02 501 40 00.

12h02 - Le président ukrainien appelle ses compatriotes à prendre les armes

Le gouvernement ukrainien appelle tous les citoyens à défendre leur pays. "Nous sommes attaqués par le nord, l'est et le sud", a déclaré le président Volodymyr Zelensky dans une allocution télévisée.

"Nous mettrons une arme entre les mains de tous ceux qui sont prêts à défendre l'Ukraine", a-t-il poursuivi. "Toute personne ayant une formation et une expérience militaire est appelée à se présenter au ministère de la Défense et à prendre part à cette mobilisation à grande échelle."  La police ukrainienne a également annoncé qu'elle allait distribuer des armes aux vétérans. "La Russie a, de façon traitre et vicieuse, attaqué l'Ukraine jeudi matin, tout comme l'Allemagne fasciste l'a fait pendant la Seconde Guerre mondiale. La Russie est du côté du mal", a-t-il ajouté.

11h30 - Plus de 40 soldats et une dizaine de civils tués 

Au moins 40 soldats et une dizaine de civils ont été tués jeudi aux premières heures de l'invasion russe de l'Ukraine, a annoncé à la presse un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Je sais que plus de 40 militaires ukrainiens ont été tués et plusieurs dizaines blessés et il est question d'une dizaine de civils tués", à travers le pays, a déclaré Oleksiy Arestovych. Ces pertes sont causées par des frappes aériennes et de missiles jeudi matin, a-t-il précisé.

11h17 - L'Ukraine rompt ses liens diplomatiques avec la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé jeudi, dans une adresse à la nation, la rupture des liens diplomatiques avec Moscou, au premier jour de l'invasion de son pays par les forces armées russes.

"Nous avons rompu les liens diplomatiques avec la Russie", a-t-il déclaré alors que ces relations avaient été maintenues même après l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014.

Malgré une situation sécuritaire et politique dégradée depuis huit ans, plus de 3 millions d'Ukrainiens vivent en Russie, et la continuité des services consulaires était considéré comme une priorité stratégique. Moscou avait commencé mercredi à évacuer ses diplomates de ses ambassades et consulats en Ukraine.

10h57 - Les forces terrestres russes sont entrées en Ukraine, au moins 5 militaires ukrainiens tués 

Des forces terrestres russes sont entrées sur le territoire ukrainien depuis la Russie et le Bélarus jeudi matin, a annoncé Kiev, confronté à une invasion militaire lancée par Moscou.

Au moins cinq militaires ukrainiens ont été tués dans les premières heures de combats, a également indiqué Kiev.

"Des véhicules militaires russes, y compris des blindés, ont violé la frontière dans les régions de Tcherniguiv (nord, frontière bélarusse), Soumy (nord-est, frontière russe), Lougansk et Kharkiv (est, frontière russe)", ont annoncé les gardes-frontières dans un communiqué. Ils ajoutent que "la plupart des unités de gardes-frontières ont été visées par des tirs dans ces mêmes régions".

10h45 - L'armée russe annonce des gains territoriaux, assure épargner les civils

L'armée russe a annoncé jeudi que les séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine qu'elle assiste ont réalisé des gains territoriaux face à l'armée ukrainienne, alors que Kiev est confronté depuis la matinée à une invasion militaire.

Selon le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, qui s'exprimait à la télévision, les rebelles ont avancé de trois kilomètres dans la région de Donetsk et d'un kilomètre et demi dans celle de Lougansk. Il a assuré que la Russie visait des cibles militaires et que les civils n'avaient "rien à craindre".

10h40 - Des blessés et incendies après les bombardements sur la ville de Chuguiv

Des blessés et des incendies après les bombardements sur la ville de Chuguiv, dans l'est de l'Ukraine, ce 24 février, alors que les forces armées russes tentent d'envahir l'Ukraine depuis plusieurs directions, en utilisant des systèmes de roquettes et des hélicoptères pour attaquer la position ukrainienne dans le sud, selon le service des gardes-frontières. 

 
 
 

10h35 - "Pour l'instant, les Russes ne sont pas les bienvenus en Belgique"

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Sammy Mahdi a suggéré jeudi que l'UE se penche, au-delà de sanctions économiques, sur de "larges sanctions" contre la Russie au niveau de l'octroi de visas.

Via communiqué, Sammy Mahdi se prononce pour une suspension "complète" de l'octroi de visas aux citoyens russes "tant que la menace pesant sur l'Ukraine et le peuple ukrainien persiste". "Pour l'instant, les Russes ne sont pas les bienvenus ici,", avance même le secrétaire d'Etat CD&V, affirmant qu'une "interdiction générale de visa pour les Russes ne devrait pas être un tabou", avec des exceptions pour des visas humanitaires à destination d'activistes russes potentiellement en danger.  Si la politique de délivrance de visas dans l'espace Schengen fait en effet partie des outils sur lesquels l'UE peut jouer dans ses relations diplomatiques, les dirigeants des instances européennes ont surtout mis l'accent ces derniers jours sur l'idée de toucher le Kremlin au portefeuille, en limitant encore davantage ses possibilités de se financer sur les marchés financiers occidentaux. A noter que les "mesures restrictives" européennes imposées à la suite des violations de l'intégrité territoriale de l'Ukraine (Donbass mais aussi Crimée), qui concernent depuis mercredi soir 555 individus, comprennent déjà une interdiction d'entrer sur le territoire de l'UE ou même d'y transiter.

10h09 - L'armée ukrainienne affirme avoir tué une cinquantaine d'"occupants russes"

L'armée ukrainienne a affirmé jeudi avoir tué une cinquantaine "d'occupants russes" dans la région de Lougansk (est), alors que l'Ukraine fait face à une invasion de Moscou lancée dans la matinée.

"Le 24 février, près de 50 occupants russes ont été liquidés près de la localité de Chtchastia", dans l'est de l'Ukraine, a assuré l'état-major de l'armée ukrainienne dans un communiqué. Le terme "d'occupant russe" peut désigner tant les soldats russes que les combattants séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine.

9h49 - Les séparatistes disent avoir abattu deux avions ukrainiens

Les séparatistes à Lougansk disent avoir abattu deux avions ukrainiens Soukhoï Su-24 dans les environs de Smeloye et Stepovoye, selon la milice populaire de Lougansk. Deux drones Bayraktar TB2 ont également été abattus dans la région.

9h30 - Un kern se réunira en fin de matinée

Le Premier ministre a convoqué un kern à 10h30. Outre l'ambassadeur belge auprès de l'OTAN, le chef de la défense (CHOD) et le chef du service de renseignement militaire (ADIV) participeront également à cette réunion d'urgence.

9h21 - Les séparatistes disent avoir pris deux villes à l'Est de l'Ukraine 

Des séparatistes en Ukraine disent avoir pris les deux petites villes de Stanytsia Louhanska et Chtchastia, à l'Est de l'Ukraine, tandis que les autorités de Kiev confirment que les forces pro-russes ont avancé dans les territoires contrôlés par les troupes gouvernementales.

L'armée russe a avancé vers les villes de Milove et Horodychtche, a ajouté le ministre de l'Intérieur à Kiev. En outre, des dépôts de munitions dans les régions de Khmelnytskyï à l'ouest et de Dnipro, au sud, ont été touchés par des roquettes. Une tour de télévision a par ailleurs été détruite à Loutsk. Des casernes auraient aussi été attaquées à l'ouest, dans la région de Vinnytsi et dans les environs de Kiev.

9h13 -  L'Ukraine confirme des pertes humaines dues aux bombardements russes

Au moins sept soldats ont péri dans les bombardements russes en Ukraine, a rapporté jeudi le ministère de l'Intérieur. Quinze autres ont été blessés et 19 soldats sont toujours portés disparus.

L'un des soldats décédés est un garde-frontière qui a été tué par un tir de missile provenant de la Crimée, selon des sources ukrainiennes. CNN avait rapporté plus tôt dans la matinée que le nombre de victimes se comptait par centaines. Le ministère de l'Intérieur a également signalé qu'un pont enjambant la rivière Inhulez, dans le sud de l'Ukraine, s'était effondré.

9h10 - Un comité restreint est prévu dans la matinée 

Le Premier ministre, Alexander De Croo, réunira le gouvernement en comité restreint dans la matinée, a-t-on appris jeudi à son cabinet.

La Belgique privilégie pour le moment la concertation au sein de l'Union européenne et de l'OTAN. Une réunion des ambassadeurs des pays de l'Alliance atlantique a commencé à 8h30. Le chef du gouvernement a pris par ailleurs contact avec plusieurs de ses homologues européens, notamment avec la Première ministre d'Estonie, Kaja Kallas. Des F-16 belges y sont stationnés dans le cadre de la police aérienne des pays baltes, voisins de la Russie, assurée par l'OTAN. Dans l'après-midi, le Premier ministre sera présent à la Chambre pour répondre aux questions des députés.

8h35 - Les forces terrestres russes entrent en Ukraine 

Des forces terrestres russes sont entrées sur le territoire ukrainien, notamment depuis la Crimée annexée, ont indiqué jeudi les garde-frontières ukrainiens alors que Moscou a lancé une opération militaire dans le pays.

"Des véhicules militaires russes, y compris des blindés, ont violé la frontière dans les régions de Tcherniguiv (nord, frontière bélarusse), Soumy (nord-est, frontière russe), Lougansk et Kharkiv (est, frontière russe)" par le point de passage entre la péninsule et la partie continentale de l'Ukraine, ont indiqué les garde-frontières en publiant une vidéo sur laquelle on voit des véhiculés marqués de la lettre Z.

8h35 - De nombreux Ukrainiens quittent la ville de Kiev avec des sacs et des valises


© Belga
 
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8h34 - Sophie Wilmès demande aux Belges à Kiev de rester chez eux

Invitée dans l'émission de Fabrice Grosfilley sur Bel-RTL ce jeudi matin, Sophie Wilmès a donné ses indications aux belges qui seraient encore en Ukraine aujourd'hui. Le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi le début d'une "opération militaire" en Ukraine où de puissantes explosions et les sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans plusieurs villes, Kiev affirmant qu'une "invasion de grande ampleur" était en cours.

Il reste encore certains Belges en Ukraine, alors que la situation devient de plus en plus critique. Quelles sont les consignes pour les ressortissants belges qui seraient encore sur place, en Ukraine ? "J'insiste sur le fait que quand on donne des avis de quitter le territoire, il est judicieux de les écouter. Aujourd'hui l'espace aérien est fermé, et donc les capacités de quitter le territoire par l'aéroport sont compromises. Nous demandons aux belges à Kiev de rester chez eux, c'est l'endroit le plus sécurisé" a affirmé Sophie Wilmès, Ministre des Affaires étrangères. (lire l'article complet)

8h08 - "La parole de Vladimir Poutine est peu crédible", réagit Sophie Wilmès

Sophie Wilmès, la ministre des Affaires étrangères, s'est exprimée au micro de Fabrice Grosfilley sur Bel RTL. "Nous pouvons utiliser les mots de guerre et invasion. Si on ne peut pas les utiliser aujourd’hui, je ne sais pas quand on peut les employer. C’est une attaque sans précédent de la Russie sur l’Ukraine. C’est une situation dramatique aux portes de l’Europe. »

La Belgique condamne "fermement" l'attaque de la Russie en Ukraine. "Nous condamnons dans les termes les plus forts l’attaque russe. On a un message d’unité et de soutien par rapport au peuple ukrainien. Nous les avons soutenus depuis le début et nous devons continuer à le faire. Nous devons donner une réponse à la hauteur de cette attaque sans précédent." (lire l'article complet)

7h30 - Les compagnies aériennes doivent éviter de survoler l'Ukraine 

Les compagnies aériennes doivent éviter de survoler l'Ukraine, a mis en garde le régulateur européen de l'aviation. L'Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (AESA)  invite en outre à la prudence dans un rayon de 185 kilomètres des frontières du Bélarus et de la Russie, alors que les troupes russes sont désormais engagées jeudi matin en Ukraine.

"Il est rappelé aux opérateurs aériens qu'il s'agit désormais d'une zone de conflit", note un bulletin d'information de l'agence pour la région. Dans les circonstances actuelles, les espaces aériens concernés et les infrastructures critiques comme les aéroports sont "exposés à des activités militaires qui peuvent résulter en des risques pour la sécurité de l'aviation civile", pointe l'agence. L'AESA note en particulier un risque de cible intentionnée ou de mauvaise identification d'un appareil. 

7h25 - L'Ukraine a restreint son espace aérien

L'Ukraine a pris la décision de fermer l'espace aérien civil au-dessus de son territoire jeudi à l'aube, rapporte l'agence de presse Reuters.

La décision est motivée par des "dangers potentiels" et a été émise peu avant 03h00 HB. Elle porte jusqu'à 01h00 HB vendredi, si elle n'est pas étendue par la suite. Il n'est pas précisé si les restrictions sont une interdiction totale des vols civils mais Eurocontrol, qui coordonne le trafic aérien en Europe, a assuré que l'espace aérien ukrainien n'était pas disponible en raison de restrictions militaires. Une heure après cette décision ukrainienne, le président russe Vladimir Poutine a annoncé une opération militaire en Ukraine pour défendre les séparatistes de l'est du pays.

7h18 - La Russie dit avoir détruit les bases aériennes et la défense anti-aérienne ukrainiennes

L'armée russe a affirmé jeudi avoir détruit les systèmes de défense anti-aérienne et mis "hors service" les bases aériennes de l'Ukraine, où Moscou a lancé dans la matinée une opération militaire.

"L'infrastructure militaire des bases aériennes des forces armées ukrainiennes a été mise hors service", a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par les agences de presse russes. "Les installations de défense anti-aérienne des forces armées ukrainiennes ont été détruites", a-t-il ajouté.

7h11 - L'Ukraine affirme avoir abattu cinq avions et un hélicoptère russes 

L'armée ukrainienne a affirmé jeudi avoir abattu dans l'est du pays cinq avions et un hélicoptère de l'armée russe qui a lancé dans la matinée une opération militaire contre l'Ukraine.

"Cinq avions et un hélicoptère de l'agresseur ont été abattus", a indiqué l'état-major de l'armée ukrainienne dans un communiqué.

7h04 -  La Belgique "condamne avec force l'attaque inconsidérée de la Russie"

La Belgique condamne "avec force l'attaque inconsidérée de la Russie contre l'Ukraine, alors qu'il n'y a eu aucune provocation", a réagi sur Twitter la ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès.

"Les consultations avec nos partenaires et alliés doivent mener à des réponses et des sanctions à la hauteur de l'agression. Unis avec le peuple ukrainien", ajoute-t-elle. "La Belgique condamne fermement l'attaque de la Russie en Ukraine. L'Europe vit son heure la plus sombre depuis la Seconde Guerre mondiale", a écrit, également sur Twitter, le Premier ministre Alexander De Croo. "Nous sommes en contacts étroits avec nos alliés de l'Otan et de l'UE." "Cette agression russe n'est pas nécessaire et n'a pas été provoquée. Nos coeurs et nos pensées sont tournés vers le peuple ukrainien."

6h53 - La Russie "ne fera pas deux fois la même erreur de faire plaisir à l'Occident"

"Au seuil de la Grande Guerre patriotique, l'URSS a commis une erreur en faisant plaisir à un potentiel belliciste. Il n'y aura pas de deuxième erreur comme celle-là dans l'histoire de la Russie", a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine.

"Nous savons parfaitement comment, en 1940 et au début de 1941, l'Union soviétique a cherché à prévenir, ou du moins, retarder le début de la guerre. En faisant cela, elle a cherché à ne pas provoquer un potentiel agresseur et n'a pas pris ou a retardé les actions les plus évidentes pour se préparer à repousser une attaque inévitable", a-t-il ajouté.  "La Russie ne commettra pas une deuxième fois l'erreur de faire plaisir à l'Occident."

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé à 06h00 heure de Moscou (04H00 HB), une opération militaire en Ukraine pour défendre les séparatistes de l'est du pays, et ce alors que la réunion d'urgence du Conseil de sécurité était en cours.

6h45 - L'Ukraine attaquée le long des frontières russe et bélarusse (Kiev)

L'Ukraine a été attaquée jeudi par la Russie le long des frontières russe et bélarusse, ont déclaré dans un communiqué les garde-frontières ukrainiens.

"La frontière d'Etat ukrainienne a été attaquée par des troupes russes depuis la Russie et le Bélarus", a indiqué ce communiqué selon lequel les attaques ont notamment été réalisées à l'aide d"'artillerie".

6h05 - La Belgique suit de "très près" la situation 

La Belgique suit de "très près" la situation en Ukraine, après la décision de Vladimir Poutine d'y envoyer des troupes, a indiqué à Belga jeudi le ministère belge des Affaires étrangères.

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé à 06h00 heure de Moscou (04H00 HB), une opération militaire en Ukraine pour défendre les séparatistes de l'est du pays.

5h57 - Des troupes russes arrivent dans les villes portuaires de Marioupol et Odessa 

Des troupes russes arrivent dans les villes portuaires de Marioupol et Odessa, rapporte l'agence de presse russe Interfax, citée par l'agence de presse Reuters jeudi matin.

Des signalements d'explosions entendues avaient été rapportés pour ces deux villes, parmi d'autres.  Selon le ministre des Affaires étrangères ukrainien, la Russie a entamé une "invasion de grande ampleur". L'aéroport international de Kiev est évacué alors que l'espace aérien ukrainien est fermé à l'aviation civile.  Le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi à 06h00 heure de Moscou (04H00 HB), une opération militaire en Ukraine pour défendre les séparatistes de l'est du pays.

4h56 - Explosions entendues dans la capitale ukrainienne Kiev et d'autres villes

Plusieurs explosions ont été entendues dans la capitale ukrainienne Kiev et dans d'autres villes du pays, rapportent les agences de presse Reuters et AFP.

Des explosions ont été recensées dans la capitale ukrainienne mais aussi dans la ville portuaire de Marioupol et celle de Charkov au nord-est du pays Ces témoignages surviennent alors que le président russe Vladimir Poutine a annoncé peu avant, jeudi à 06h00 heure de Moscou, une opération militaire en Ukraine pour défendre les séparatistes de l'est du pays. Le président américain Joe Biden a aussitôt dénoncé une "attaque injustifiée" qui provoquera "des souffrances et pertes de vies humaines". "Le monde exigera des comptes à la Russie", a-t-il promis. Peu après le discours de M. Poutine jeudi matin, le prix du baril de pétrole a dépassé les 100 dollars et la Bourse de Hong Kong chutait de plus de 3%.

4h45 - Biden dénonce une attaque injustifiée 

Le président américain Joe Biden a promis mercredi que "le monde exigerait des comptes de la Russie" après l'annonce par le président russe Vladimir Poutine d'"une opération militaire" en Ukraine.

Joe Biden s'exprimera jeudi sur les "conséquences" pour la Russie de ce qu'il considère être "une attaque injustifiée", a-t-il annoncé dans un communiqué, dans lequel il précise également qu'il rencontrera le même jour ses homologues du G7. Le dirigeant américain s'exprimera jeudi sur les "conséquences" pour la Russie.   Des explosions ont été entendues à Kiev et dans une autre ville ukrainienne, rapporte l'agence de presse Reuters. Ces évènements se déroulent alors qu'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU est en cours à New York dans la nuit de mercredi à jeudi.

4h21 - Les USA pressent la Russie de renvoyer ses troupes

Les USA ont pressé la Russie de renvoyer ses troupes en Russie mettant en garde contre "une invasion de grande ampleur imminente en Ukraine ".

"Nous somme ici ce soir car nous pensons comme l'Ukraine qu'une invasion de grande échelle de l'Ukraine par la Russie est imminente", a commenté l'ambassadrice américaine auprès des Nations unies Thomas-Greenfield lors d'une réunion d'urgence du conseil de sécurité à New York. 

"Cette nuit, nous voyons les Russes fermer l'espace aérien, déplacer des troupes dans le Donbass et placer des forces en positions de combat", a-t-elle encore décrit. "C'est un moment périlleux et nous sommes là pour une raison, et une raison uniquement: demander à la Russie d'arrêter", a encore plaidé l'ambassadrice.  Au même moment, le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi une opération militaire spéciale en Ukraine pour défendre les séparatistes de l'est du pays dans une déclaration surprise à la télévision peu avant 06h00 à Moscou (04h00 HB).

3h57 - Poutine annonce une "opération militaire" en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi une opération militaire en Ukraine pour défendre les séparatistes de l'est du pays, malgré le tollé international et les sanctions infligées par l'Occident.

Le président américain Joe Biden a aussitôt dénoncé une "attaque injustifiée" qui provoquera "des souffrances et pertes de vies humaines". "Le monde exigera des comptes à la Russie", a-t-il promis.

"J'ai pris la décision d'une opération militaire spéciale", a dit M. Poutine dans une déclaration surprise à la télévision à l'aube, sans préciser si cette intervention se limiterait à l'est de l'Ukraine ou bien si elle serait plus large.

"Nous nous efforcerons d'arriver à une démilitarisation et une dénazification de l'Ukraine", a dit le maître du Kremlin assis à un bureau en bois sombre, promettant de conduire "au tribunal ceux qui ont commis de nombreux crimes, responsables de l'effusion de sang de civils, notamment des citoyens russes".

"Nous n'avons pas dans nos plans une occupation des territoires ukrainiens, nous ne comptons imposer rien par la force à personne", a-t-il assuré, appelant les militaires ukrainiens "à déposer les armes".

Puis, il s'est adressé à ceux "qui tenteraient d'interférer avec nous (...) ils doivent savoir que la réponse de la Russie sera immédiate et conduira à des conséquences que vous n'avez encore jamais connues".


 

1h18 - L'UE dénonce l'appel à l'aide des séparatistes à Moscou

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé mercredi l'appel à l'aide lancé à Moscou par les séparatistes prorusses ukrainiens comme une menace pour l'Ukraine.

"La demande d'assistance adressée à Moscou par les régions séparatistes dites DPR/LPR (NDLR: Donetsk et Lougansk) annonce une étape supplémentaire très dangereuse contre la souveraineté de l'Ukraine qui mettrait des milliers de vies en danger", a-t-il averti dans un message posté sur son compte tweeter. "L'UE demande instamment à la Russie de s'abstenir de toute nouvelle escalade", a-t-il ajouté.

Le Kremlin a annoncé mercredi soir avoir reçu un appel à l'aide des responsables des "républiques" séparatistes prorusses autoproclamées dans l'est de l'Ukraine pour "repousser" l'armée ukrainienne. L'aide a été requise "sur la base" des traités d'amitié conclus cette semaine avec Moscou et qui ouvrent la porte à une présence de l'armée russe sur ces territoires rebelles, a précisé le porte-parole du Kremlin. Les dirigeant de l'UE se réunissent jeudi soir en sommet à Bruxelles pour discuter des "derniers développements" après la reconnaissance par Moscou des régions séparatistes en Ukraine et l'adoption par l'UE d'un premier paquet de sanctions économiques. La réunion doit également examiner les moyens de "faire rendre des comptes à la Russie pour ses actes" et le soutien à apporter à l'Ukraine.

0h22 - La France appelle ses ressortissants à "quitter sans délai" l'Ukraine

La France recommande désormais à tous ses ressortissants de "quitter sans délai" l'Ukraine et leur déconseille formellement tout déplacement dans les zones frontalières du nord et de l'est du pays, les plus exposées au risque de guerre, dans un communiqué publié mercredi soir.

"Dans le contexte des vives tensions créées par la concentration de troupes russes aux frontières de l'Ukraine, par la décision russe de reconnaître l'indépendance des provinces de Donetsk et de Lougansk et compte tenu de la mise en place de l'état d'urgence décidée ce jour par le Parlement ukrainien, les ressortissants français se trouvant en Ukraine doivent quitter sans délai ce pays", selon les derniers conseils aux voyageurs publiés par le ministère des Affaires étrangères.

"Il est par ailleurs déconseillé de se rendre en Ukraine jusqu'à nouvel ordre. Tout déplacement dans les zones frontalières du nord et de l'est du pays est formellement déconseillé", selon le texte.

0h20 - Le président ukrainien dénombre près de 200.000 soldats russes" à la frontière

La Russie a massé "presque 200.000 soldats" à la frontière ukrainienne, a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans la nuit de mercredi à jeudi. Il affirme aussi avoir demandé sans succès un entretien téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine.

A la frontière ukrainienne "presque 200.000 soldats sont positionnés, des milliers de véhicules de combat", a déclaré M. Zelensky dans une adresse à la Nation. "Une grande guerre en Europe" pourrait être initiée par la Russie sous peu, a-t-il mis en garde. 

0h06 - Le président ukrainien dit avoir demandé sans succès un entretien avec Poutine

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré avoir demandé sans succès mercredi un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine sur fond de craintes d'une imminente invasion russe.

"J'ai pris l'initiative aujourd'hui d'un entretien téléphonique avec le président de la Fédération russe. Résultat: silence", a-t-il déclaré dans une adresse à la Nation publiée dans la nuit de mercredi à jeudi.

22h22 - Le Kremlin dit que les séparatistes en Ukraine ont appelé la Russie à l'"aide" contre Kiev

Le Kremlin dit que les séparatistes en Ukraine ont appelé la Russie à l'"aide" contre Kiev, rapporte l'agence TASS mercredi soir.

"Des demandes écrites ont été adressées au président russe Vladimir Poutine par Leonid Pasetchnik, dirigeant de la république populaire de Lougansk et par Denis Pouchiline, dirigeant de la république populaire de Donetsk", a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov . "Les dirigeants de ces deux républiques expriment leur gratitude, et celle de leurs peuples, au président russe pour avoir reconnu leurs Etats." Selon le porte-parole, "les deux républiques demandent au président russe son aide pour repousser l'agression des forces armées ukrainiennes", "pour éviter des pertes civiles et un désastre humanitaire".


21h05 - Le parlement ukrainien introduit l'état d'urgence face à la menace russe

Le Parlement ukrainien a adopté mercredi soir à une large majorité l'introduction de l'état d'urgence nationale face à la menace d'une invasion russe. Au total de 335 députés contre un minimum requis de 226 voix ont voté pour cette décision proposée par le président Volodymyr Zelensky et soutenue plus tôt dans la journée par le Conseil de sécurité national.

20h20 - Poutine a "près de 100%" des forces nécessaires à une invasion de l'Ukraine selon les USA

Le président russe Vladimir Poutine est "aussi prêt qu'il peut l'être" d'une invasion de l'Ukraine, avec "près de 100 %" des forces militaires nécessaires déjà en position, a estimé mercredi un haut responsable américain. M. Poutine "dispose de près de 100 % de l'ensemble des forces que nous avions calculé qu'il mettrait en place" pour envahir l'Ukraine, a indiqué un responsable de la défense sous couvert d'anonymat. Selon cette source, 80% des plus de 150.000 soldats russes présents aux frontières ukrainiennes sont "en ordre de bataille", rassemblés en formation d'attaque à quelques kilomètres de la frontière. Le président russe "est aussi prêt qu'il peut l'être", a poursuivi ce responsable, ajoutant que la décision "d'y aller réellement ou pas revenait à M. Poutine""Ils peuvent y aller à tout moment", a-t-il souligné.

Mardi, le président américain Joe Biden avait estimé que l'invasion avait déjà "débuté", mais les Etats-Unis ont dit qu'ils n'avaient pas encore de preuves indépendantes de mouvements de troupes russes au sein du territoire ukrainien. "Nous ne pouvons toujours pas confirmer que l'armée russe s'est déplacée dans le Donbass", a expliqué mercredi ce responsable. Cependant, "nous avons toutes les raisons de croire qu'ils ont pénétré" dans les territoires séparatistes prorusses de Donetsk et Lougansk, a-t-il ajouté.

L'armée américaine a généralement recours à des avions de surveillance pour observer les opérations militaires de leurs adversaires et la météo peut parfois gêner leur visibilité.

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