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Le point sur la grippe mexicaine ou "grippe A (H1N1)" dans le monde

L'épidémie liée à la grippe mexicaine, qui aurait fait 92 morts au Mexique depuis le 24 avril, a continué jeudi de se propager, l'Organisation mondiale de la santé faisant état de 236 cas confirmés dans le monde. L'OMS annonce par ailleurs utiliser désormais la dénomination de "grippe A (H1N1)".

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé ce jeudi sur son site internet qu'elle utiliserait désormais la dénomination de "grippe A (H1N1)" ("influenza A/H1N1 en anglais) pour désigner la maladie qui aurait fait près d'une centaine de morts au Mexique et aux Etats-Unis. Le nom de la grippe suscite un vif débat à travers le monde, de nombreuses voix s'étant élevées pour récuser l'appellation de "grippe porcine" , invoquant notamment les conséquences économiques considérables pour les producteurs de porcs alors qu’ils ne sont pas vecteurs du virus. Le Mexique refuse quant à lui vigoureusement que l'on qualifie la nouvelle maladie de "grippe mexicaine" , comme la presse le fait depuis des jours, jugeant que cette formulation "nuit à l'image" du pays. Mais tant pis pour le Mexique et son image, le président du commissariat interministériel Influenza, le virologue Marc Van Ranst, a pour sa part déclaré que la dénomination adoptée par l'OMS en accord avec un certain nombre d'organisations est un nom scientifique et que les communications du commissariat interministériel belge continueront de mentionner la dénomination de "grippe mexicaine".

Les faits marquants du jour
- Au Mexique , le dernier bilan officiel s'établit à 8 morts confirmés et 84 décès suspects au lieu de 159. Le nombre de patients contaminés est à la hausse , 99 contre 49. A Mexico le nombre de patients hospitalisés a toutefois diminué de moitié. - Aux Etats-Unis où un bébé est décédé, au moins 111 cas sont recensés répartis dans treize Etats . Les autorités assurent disposer de suffisamment de traitements face à une épidémie. Plus de 4.000 écoles ont fermé jeudi aux Etats-Unis sur les quelque 100.000 que compte le pays, par crainte de propagation du virus de la grippe porcine, a indiqué le ministère de l'Education. Au total 4.074 écoles ont été fermées, notamment à New York et au Texas, et 169.000 élèves sont concernés, ce qui reste toutefois contenu par rapport aux 55 millions d'élèves scolarisés dans les 100.000 écoles du pays, a souligné un porte-parole du ministère de l'Education. - Pour la première fois , des cas de contamination sont confirmés au Pérou , en Suisse et aux Pays-Bas , ce qui porte à 13 le nombre de pays touchés par le virus après le Mexique, les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne (trois nouveaux cas confirmés, 8 au total), l'Espagne (trois nouveaux cas confirmés, 13 au total), l'Allemagne, la Nouvelle-Zélande, Israël, le Costa Rica, et l'Autriche. - La France recensait jeudi cinq cas "probables" sur 41 cas en cours d'investigation. Aucun confirmé. - L'OMS qui n'a pas d'éléments pour élever le niveau d'alerte au maximum (6), fait état de 236 cas confirmés dans le monde , dont 97 au Mexique dont 7 mortels. - La Nouvelle-Zélande indique que le nombre de cas suspects est monté de 31 à 111, dont 13 probables. En Espagne, le nombre de cas suspects a grimpé de 53 à 84. Premiers cas suspects en Serbie et au Japon. - Le président mexicain recommande à la population de rester chez elle pendant le week-end. - L'Indonésie et la Norvège déconseillent à leurs ressortissants de se rendre au Mexique ou dans les pays affectés. La Russie déconseille les voyages vers le continent américain. - La majorité des pays de l'UE écarte une idée française de suspendre les vols aller vers le Mexique. - L'ONU conseille à tous ses fonctionnaires de ne pas se rendre dans des pays à risques. - Les compagnies aériennes sont préparées pour faire face à la grippe, assure l'Association internationale du transport aérien (IATA). - L’OMS annonce que, l'hiver arrivant dans l'hémisphère sud, celui-ci est maintenant davantage exposé au virus que le nord . "Il est possible que nous observions bientôt davantage de flambées du virus H1N1 dans l'hémisphère sud que dans l'hémisphère nord" car la saison hivernale, qui commence dans l'hémisphère sud, est propice à la propagation des virus grippaux, a remarqué le directeur général adjoint de l'OMS.