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Le Prix Albert Londres attribué à Beyrouth à Luc Bronner, du Monde

Le prix Albert Londres, le plus prestigieux de la presse française, a été décerné vendredi à Beyrouth au journaliste du quotidien français Le Monde, Luc Bronner, 33 ans, pour une série d'articles sur "Les jeunes et la banlieue".

Le prix de l'audiovisuel a été remis conjointement à trois journalistes, Anne Boiret (30 ans), Gwenlaouen Gouil (32 ans) et Fabrice Launey (32 ans) de la chaîne de télévision France 5 pour leur film sur l'assassinat en 2006 de travailleurs humanitaires sri-lankais travaillant pour l'ONG Action contre la faim (ACF), intitulé: "Mutter: un crime contre l'humanitaire".

La remise des prix s'est déroulée au Musée national de Beyrouth, en présence du ministre libanais de la Culture Tarek Mitri et de l'ambassadeur de France au Liban, Bernard Emié, ainsi que Josette Alia, présidente du prix.

En choisissant Beyrouth, le jury du prix Albert Londres a souhaité "marquer le caractère francophone du prix et l'universalité des valeurs d'Albert Londres", grand reporter du début du XXème siècle.

Ces lauréats ont été choisis parmi 21 candidatures de journalistes de la presse écrite (dont quelques unes du Liban) et 37 reportages audiovisuels.

Le prix Albert Londres, dont le jury est composé de 22 journalistes et écrivains, récompense chaque année des journalistes francophones de la presse écrite et audiovisuelle âgés de moins de 40 ans.

Le Liban a été la cible à partir d'octobre 2004 de seize attentats, dont le plus spectaculaire a été l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, pour lequel des responsables syriens ont été mis en cause par une enquête internationale.

En 2005, deux journalistes antisyriens de renom, Samir Kassir et Gebrane Tuéni, également député, ont été tués et une troisième, May Chidiac, a été grièvement blessée, dans des attentats. May Chidiac a dû être amputée d'une main et d'une jambe.

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