Partager:
Le Secrétaire d'Etat à la Mobilité, Melchior Wathelet, planche sur un projet de loi visant à imposer le retrait de permis systématique pour les chauffards récidivistes. La période de récidive s'étendrait sur 3 ans. Deux des 6 fautes graves et c'est 3 mois sans permis. Plus et ça peut aller jusqu'au test psychologique...
Il est ainsi prévu d'instaurer une déchéance automatique du droit de conduire si, endéans les trois ans, un individu commet à nouveau l'une des six infractions graves au code de la route. Six infractions dans lesquelles on retrouve la conduite sous influence d'alcool ou de drogue, le délit de fuite, la conduite sans permis ou les excès de vitesse graves.
Les différentes étapes
A la première récidive, le permis serait retiré pour trois mois. Si le chauffard récidive une deuxième fois, le droit de conduire lui serait retiré pour six mois. Enfin, à la troisième récidive, le retrait de permis serait de minimum neuf mois. En outre, les quatre examens de réhabilitation devraient être repassés, à savoir les examens théorique, pratique, médical et psychologique.
Pour que tous les automobilistes soient égaux devant les sanctions
"En étant plus directif, je veux une plus grande égalité entre les sanctions. Actuellement, en fonction du degré de sévérité du juge de police auquel on est confronté, les sanctions pouvaient différer. Avec ce projet de loi, on a voulu avoir une certaine cohérence entre les sanctions", explique dans les colonnes des journaux de Sudpresse Melchior Wathelet pour qui ces changements permettront de prendre "les avantages du permis à point" tout en en laissant les désavantages.
