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Des témoins interrogés par l'AFP et venus accueillir leurs proches à l'aéroport, ont déclaré avoir vu l'avion en train d'atterrir avant de disparaître.
explique-t-il, encore sidéré.
> VIDEO: Détresse des proches à l'aéroport des Comores
En pleurs dans les bras des uns des autres
A l'aéroport de Moroni-Hahaya, beaucoup de gens venus accueillir leurs parents, dont une grande partie venait de France, sont en pleurs et tombent dans les bras des uns des autres, en sanglots. A côté des parents de victimes éplorées, un homme loue Dieu: "j'ai eu beaucoup de chance, mon épouse devait prendre cet avion, mais on avait annulé à la dernière minute à cause d'une promotion d'Air Madagascar", rapporte, soulagé, l'ancien député Assoumani Youssouf Mandura.
Les familles rejoignant l'aéroport créent un embouteillage monstre
Les informations circulent vite dans la capitale comorienne et vers 01h00 du matin, la nouvelle de l'accident s'est répandue dans toute l'île de la Grande-Comore, la principale de cet archipel très pauvre de l'océan Indien. Les 16 km qui séparent la capitale Moroni de l'aéroport ont rapidement été pris d'assaut par les véhicules de familles venues s'enquérir de leurs proches, créant un embouteillage monstre de plusieurs heures.
Dès le milieu de la nuit, les gens ont commencé à sortir de chez eux et se regroupaient pour évoquer le drame. Beaucoup ne sont pas allés au travail mardi tandis que les membres du gouvernement se rendaient à l'aéroport.
La période des 'grands mariages'
"C'est si grave que personne n'arrive à gérer le choc seul. Le deuil est d'autant plus profond que c'est la période des vacances et des 'grands mariages' ", une des grandes traditions de l'archipel qui officialise les unions par une grande cérémonie familiale, rappelle Mohamed Ali, un enseignant d'Itsandra, petite localité sur la route de l'aéroport. Selon lui, "nombre des victimes de ce crash sont sans doute des Franco-comoriens venus célébrer leur grands mariages pendant leurs vacances d'été".
La radio nationale comorienne a interrompu ses programmes dans la journée pour diffuser des versets du Coran en signe de deuil. Pour l'instant, seul un enfant a été retrouvé vivant, selon des sources
hospitalières locales.
"Fortes rafales de vent"
L'avion, qui comptait 153 passagers et membres d'équipage, s'est abîmé en mer moins d'un mois après la chute d'un A330 d'Air France, le 1er juin entre le Brésil et la France. "L'avion était attendu à 01H30 mardi heure comorienne. Avant son atterrissage, la tour de contrôle a perdu communication avec l'équipage. Les conditions météorologiques étaient défavorables avec de fortes rafales de vent", a déclaré Hadji Mmadi Ali, directeur de l'aéroport international de Moroni.
"Il m'a semblé que l'avion avait des difficultés à atterrir", a pour sa part témoigné Mohamed Yahya, ancien directeur de l'aviation civile comorienne, qui se trouvait à Moroni au moment du crash, évoquant le bruit que faisait les moteurs de l'appareil.
