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Les studios Pixar proposent la plus ambitieuse de leurs productions: \"Ratatouille\", à déguster en famille cet été.
\"Ratatouille\" est un délicieux film d\'animation, cocasse et décalé, dans le droit fil des productions inventives de Pixar, qui invite à déguster sans modération la France, Paris et la gastronomie française.
Rémy, petit rat d\'égoût parisien, se découvre un incroyable palais qui lui fait apprécier la bonne chère quand ses semblables se nourrissent d\'immondices.
Parti explorer le monde hostile des humains, il déboule dans les cuisines du restaurant fondé par le chef Auguste Gusteau, son idole, où officie Skinner, un cuisinier sadique et sans scrupules qui se rêve en roi du surgelé. Là, Rémy se lie d\'amitié avec Linguini, un timide commis affecté aux pires corvées, et découvre le moyen de partager son don avec lui. Caché sous sa toque, Rémy se met à \"diriger\" Linguini comme une marionnette, en tirant des mèches de ses cheveux, et lui fait mitonner de fabuleuses recettes qui vont propulser le jeune homme au rang de star.\"Ratatouille\" explore avec humour relations hiérarchiques, conflits de pouvoir et personnalités du petit peuple des grands restaurants: plongeurs, commis, sauciers, sommeliers, sous-chef, chef de partie...
Ce petit bijou d\'animation sort aujourd\'hui dans les salles de cinéma.
Ratatouille\" a été écrit et réalisé par Brad Bird, le papa des \"Indestructibles\", deux fois oscarisés, qui a peaufiné un scénario de Jan Pinkava.
Entièrement réalisé en Californie, \"Ratatouille\", qui a mobilisé jusqu\'à 500 personnes pendant six ans au total, est la plus ambitieuse des productions des studios Pixar, créés il y a dix ans par Steve Jobs, le fondateur d\'Apple, et rachetés par Disney pour 7,4 milliards de dollars en 2006. Parmi les défis inédits posés par \"Ratatouille\" figurait la nécessité d\'insuffler émotion et vie à des personnages de rats, bien plus complexes à animer que les jouets de \"Toy Story\" ou les superhéros des \"Indestructibles\". Des spécimens réels en cage ont servi de modèle pendant des mois, permettant aux animateurs de restituer fidèlement leur élasticité ou les reflets de leur fourrure, composée sur ordinateur de 30.000 poils distincts. Autre difficulté de taille: traduire en images l\'extase provoquée par les sensations gustatives, qui à l\'écran devient tantôt un bref feu d\'artifice sur fond noir, tantôt un flash-back lié à l\'enfance. Pour recréer le décor et la frénésie organisée des grands restaurants parisiens, Brad Lewis s\'est inspiré du \"Train bleu\" et son décor Belle époque, à la gare de Lyon, la \"Tour d\'argent\", le \"Guy Savoy\", ou encore \"Taillevent\". \"Nous voulions rendre la vie d\'une cuisine, nous avons étudié la façon dont les cuisiniers bougent, avec économie et autorité, et prêté attention à des détails tels que les brûlures que tout bon cuisinier a sur les mains, comme des blessures de guerre\", explique Brad Bird.