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"Un rapport final intolérablement léger"
Dans le journal "De Morgen", Yves Desmet tient des propos dévastateurs à l'encontre des médiateurs royaux et du gouvernement Leterme. "Le rapport final est intolérablement léger, un non-texte absolu, un constat d'échec et mat. (...) Ce serait la meilleure blague belge s'il n'y avait pas eu 800 suppressions d'emplois chez UCO et Beaulieu, une inflation belge au dessus de la moyenne européenne, des prix de l'énergie les plus chers d'Europe et un gouvernement qui ne sait pas comment trouver 5 milliards d'euros pour boucler son budget", insiste-t-il en rappelant les priorités du pays.
M. Desmet n'épargne pas la génération de politiciens actuels. "Durant ma carrière de journaliste, j'ai suivi minute par minute les gouvernements Tindemans, Martens, Dehaene et Verhofstadt et je n'avais encore jamais une bande d'irresponsables comme on peut le voir sous Leterme Ier".
La faute à Didier Reynders
Dans le journal Gazet van Antwerpen, Paul Geudens estime que Didier Reynders porte une lourde responsabilité dans la crise. Selon lui, le communiqué de M. Reynders est intervenu comme une bombe. "Une pure provocation au pire moment".
Pour Erik Donckier, du journal "Het Belang van Limburg", le cartel CD&V-N-VA existe encore grâce aux déclarations de Didier Reynders. "Ses déclarations sur Bruxelles et sur le fait que rien ne se passera avant les élections de 2009 a contraint le CD&V et le gouvernement flamand ensuite à ne pas décider. Dès lors, le CD&V espère ne pas devoir choisir entre le cartel ou le dialogue.
La balle dans le camp de Leterme
Peter De Backer remarque, dans Het Nieuwsblad, que, 15 mois après les élections, rien n'a bougé. "Cette réforme de l'Etat attendue depuis des mois n'a pas avancé d'un millimètre. Et la balle se trouve toujours dans le camp d'Yves Leterme", note-t-il. Selon lui, l'urgence est de mise car dimanche, la N-VA pourrait ne plus soutenir le gouvernement fédéral. "Le CD&V est devant un choix: sauver le gouvernement ou le cartel".
