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Un élève de 14 ans a été blessé lundi lors d'une expérience au cours de chimie à l'Institut de la Vallée-Bailly à Braine-l'Alleud. Une éprouvette a explosé. Malgré quelques craintes, il devrait conserver l'usage de son oeil.
Un élève de troisième année secondaire de l'Institut de la Vallée-Bailly à Braine-l'Alleud a risqué perdre l'usage d'un oeil suite à l'explosion d'une éprouvette survenue lundi lors d'une expérience au cours de chimie. Alexandre n'avait pas de lunettes de protection, dont le port est conseillé mais pas exigé par la Communauté Française. "L'éprouvette lui a explosé à la figure", a expliqué Caroline Sanchez, la maman d'Alexandre. "Le professeur m'a dit qu'il avait tout contrôlé et que ça n'aurait pas dû exploser. Je ne comprends pas qu'on ne prenne pas plus de précautions. Les risques sont toujours là, c'est impossible de tout vérifier." "La cornée, presque coupée en deux, ne tenait plus que par un petit bout", a-t-elle poursuivi.
"Nous avons vu aujourd'hui un spécialiste de la cornée qui nous a dit que ça allait s'arranger", a déclaré Caroline Sanchez. "Son oeil nécessite un contrôle journalier, mais son état s'est amélioré."
Plainte contre X
"Je pense que je vais porter plainte", a-t-elle poursuivi. "Pas contre l'école, mais contre X. Si je ne le faisais pas, je crains que personne ne prenne ses responsabilités et que je ne sois jamais remboursée des importants frais médicaux."
Le professeur "vit mal la situation"
La directrice, qui a contacté les parents d'Alexandre, était auparavant "au courant de la situation via l'éducateur et le professeur". Ce dernier, qui n'est pas mis en cause, vit mal la situation. "Ce n'est absolument pas de sa faute, mais il pense toujours qu'il aurait pu éviter le drame", a reconnu la directrice.
Ligne hiérarchique engagée
En cas d'accident en laboratoire, la responsabilité de la ligne hiérarchique est engagée s'il y a faute, explique le Service Interne de Prévention et de Protection au Travail (SIPPT) de la Communauté Française. Il est cependant impossible de déterminer à l'avance les situations de faute, qui sont appréciées par un juge.
Dans un manuel publié en 2004, le SIPPT précise que le port des lunettes est simplement "conseillé". Toutefois, un écran facial doit être porté lorsqu'il y a des risques d'explosion.
