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La ville de Goma, dans l'est de la République Démocratique du Congo (RDC), qui a vécu des jours de tension, donnait vendredi matin des signes de retour à la normale, selon des sources diplomatiques et humanitaires.
La secrétaire d'Etat adjointe américaine aux Affaires africaines, Jendayi Frazer, est attendue vendredi à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que les rebelles sont au portes de cette ville depuis deux jours, a-t-on appris de sources concordantes.
Jeudi, elle avait rencontré à Kinshasa le président congolais Joseph Kabila. Cette tournée dans la région africaine des Grands Lacs est destinée à "engager les leaders de la région à trouver une solution aux violences dans la région", selon la même source.
Le chef de la mission de l'ONU en RDC (Monuc), Alan Doss, est aussi attendu vendredi à Goma, la capitale de la province congolaise du Nord-Kivu, située à la frontière avec le Rwanda.
"Sur tous les fronts, c'est calme", a déclaré à l'AFP un conseiller de l'ambassade de France sur place, Bernard Sexe, "il semble qu'il y ait un regain d'activités, les taxis motos sont de nouveau dans les rues".
Il a indiqué qu'il y avait eu "quelques tentatives de pillage dans la nuit" dans cette ville de plusieurs centaines de milliers d'habitants, enjeu d'affrontements depuis la fin août entre des rebelles congolais et l'armée de Kinshasa.
Des résidents ont fait état de pillages par des soldats de l'armée congolaise en déroute, d'exécutions de civils et de viols depuis que les rebelles congolais ont resserré leur étau autour de capitale de la province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda.
Un cessez-le-feu décrété mercredi soir par les rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda, qui sont aux portes de la ville, était encore respecté vendredi.
"Le cessez-le-feu tient toujours", a assuré M. Sexe.
Le chef de la mission de l'ONU en RDC (Monuc), Alan Doss est attendu dans la journée à Goma, selon lui.
Un porte-parole de l'ONU à New York, Kevin Kennedy, a assuré que la "la Monuc patrouille la ville". "C'est la seule force organisée sur place (...) Elle est à la limite de ses capacités, elle ne peut pas être partout", a-t-il ajouté.
Selon lui, la Monuc, dont l'effectif total est de 17.000 hommes, dispose d'un bataillon d'environ 850 soldats, principalement indiens, appuyés par des unités de soutien à Goma.
