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« Le Groenland, ce n’est pas le Venezuela ou l’Iran » : Theo Francken exprime son « inquiétude » face aux menaces de Trump

Par RTL info avec Belga
Le ministre de la Défense a confié avoir interpellé les ambassadeurs américains en Belgique et auprès de l’OTAN sur les ambitions des États-Unis concernant le Groenland. Il plaide pour une présence renforcée de l’Alliance dans l’Arctique afin de contrer les appétits russes et chinois.

Le ministre de la Défense, Theo Francken, a abordé la question du Groenland avec les ambassadeurs américains en Belgique et auprès de l’OTAN, a-t-il expliqué dimanche sur le plateau de VTM.

Le ministre N-VA est un atlantiste déclaré. Mais il se montre toutefois inquiet des projets des États-Unis concernant le Groenland. « Je suis allé voir les ambassadeurs pour leur dire clairement : c’est vraiment très problématique », a-t-il déclaré. « Le Groenland, ce n’est pas le Venezuela ou l’Iran. Il s’agit d’un dossier essentiel pour la survie de l’OTAN. On ne peut pas intervenir militairement là-bas, sinon cela finira très mal ».

C’est pour cela que l’OTAN existe

M. Francken dit avoir reçu pour réponse que les États-Unis ne veulent pas conquérir le Groenland, mais l’acheter. Selon lui, il n’est toutefois pas nécessaire d’en arriver là. Il voit une issue grâce à une présence renforcée de l’OTAN au Groenland et dans ses environs afin de faire comprendre à la Russie et à la Chine que l’île fait partie de l’OTAN.

« Je partage l’inquiétude », a-t-il ajouté. « La région arctique prend de plus en plus d’importance sur le plan géopolitique en raison de la fonte des calottes polaires. Il y a désormais beaucoup plus de passage (…) Mais c’est pour cela que l’OTAN existe. Travaillons ensemble et cessons de nous attaquer ou de nous critiquer publiquement, car Poutine à Moscou fête cela au champagne ».

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