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Le gouvernement se penche sur les déclarations du patron de la banque Belfius hier matin sur Bel RTL. Marc Raisière avait critiqué le bon d'état et son impact sur les banques et l'accès au crédit des clients. Une déclaration qui a heurté une partie de la majorité. Un conseil des ministres restreint se tient ce mercredi. Que peut faire et que risque de faire le gouvernement ?
C’est toute la question. Peut-être un simple rappel à l’ordre pour le patron de Belfius, Marc Raisière. Belfius, banque 100 % publique. Peut-être une convocation pour avoir quelques éclaircissements. Ou rien du tout. C’est en tout cas l’un des points qui est discuté au comité ministériel restreint, le fameux kern qui réuni le Premier ministre et le vice-Premiers ministres. Il faut dire que les propos de Marc Raisière ont choqué une partie du gouvernement fédéral : les socialistes, Vooruit et le PS, et Ecolo. Certains parlent de de propos inacceptables, sur la forme et sur le fond. Mais, ce n’est pas le point de vue de tout le monde. Par exemple, le MR, les libéraux francophones expliquent que c’est une simple réalité économique. Il y a donc débat.
"J’en ai renversé ma tasse de café. Moi, j’attends des banques en général et encore plus des banques publiques une exemplarité. Ce qu’il a dit est problématique, en ce que cela ne montre pas une banque publique qui est exemplaire. Et il faut qu’on puisse s’expliquer et que des ajustements soient décidés", a confié Georges Gilkinet, vice-Premier ministre Ecolo, à l’entrée du kern.
Le patron de Belfius doit mesurer ses propos
"Je pense quand même que ce n’est pas à nous à dicter ce qu’un directeur d’une banque doit dire. Mais, le directeur doit en accepter les conséquences. Si Belfius décide de rendre les conditions des crédit hypothécaires plus compliquées, alors, je propose que les gens choisissent d’autres banques", a lancé le vice-Premier ministre Open Vld.
"Je pense que la banque a toujours été gérée en toute indépendance, sans aucune intervention politique. C’est un des facteurs du succès de Belfius. Entre des humains, il peut y avoir différents points de vue, ce n’est pas interdit. On va s’écouter en kern", a de son côté indiqué le Premier ministre, Alexander De Croo.
A l’issue du kern, un consensus s’est dégagé pour dire que le patron de Belfius devait mesurer ses propos et son expression publique. Message qui lui sera transmis via le ministre des Finances.


















