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Ce matin, dans les stations-service belges, les yeux sont rivés sur les prix. Un automobiliste témoigne : « J’ai pris de l’essence. Il était à 1,44 et on en est à 1,67. Ça a fort augmenté. » Pour un autre conducteur, le constat est simple : « Pour celui qui roule beaucoup, ça va impacter son budget. »
Le diesel frôle désormais les 2 € le litre. Mais pourquoi une telle hausse en Belgique ? Le pétrole se vend au prix mondial : quand le prix augmente, tous les acheteurs paient plus cher.
Les raisons de la flambée des prix
L’économiste Étienne de Callataÿ identifie deux facteurs principaux. D’un côté, une perturbation de l’offre dans la région de l’Iran. De l’autre, une dimension spéculative à laquelle tout le monde peut participer sans le savoir : « Si on cherche à remplir son mazout cet hiver parce qu’on pense que ce sera plus cher dans un mois, on participe à ce phénomène de spéculation. »
La concurrence internationale joue également un rôle. Si un pays asiatique ne peut plus s’approvisionner au Moyen-Orient, il se tourne vers d’autres fournisseurs, ce qui fait mécaniquement monter les prix.
Le levier fiscal, une option possible
Face à ce constat, quelles solutions ? En Belgique, 47 % du prix d’un plein sont absorbés par la TVA et les accises. Le gouvernement pourrait décider de les réduire, via le mécanisme dit du cliquet inversé. Vincent Orts, porte-parole de la Fédération Belge des Négociants en Combustible, précise : « En tenant compte du minimum européen obligatoire, il pourrait diminuer les accises de 0,27 € sur le diesel et de 0,24 € sur les essences. » Une mesure qui a déjà été appliquée par le passé, mais qui n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour.
Les réserves stratégiques, autre piste envisagée
Une autre option consiste à puiser dans les réserves stratégiques du pays. Celles-ci couvrent 90 jours de consommation, soit près d’un quart de la consommation annuelle belge. Mais pour l’heure, rien n’est encore décidé.
























