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Des scientifiques bruxellois découvrent le "point faible" d'un type de bactéries dangereux

Des chercheurs bruxellois du Centre de microbiologie VIB-KU Leuven ont identifié la faille d'un type de bactéries pouvant causer des maladies graves. La découverte, annoncée jeudi, a été publiée dans la revue scientifique "Nature". Ces bactéries, appelées Gram-négatives, sont notamment présentes dans la liste des dix agents pathogènes les plus préoccupants de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les biologistes classent les bactéries en deux grands groupes : les bactéries qui possèdent une seule membrane, et celles qui en détiennent deux (une interne et une externe). C'est cette deuxième membrane qui permet à ce type de bactéries de survivre. La membrane externe forme une couche qui protège les cellules des facteurs de stress ou des environnements stressants, tels que les antibiotiques.

Ce n'est pas un hasard si la liste des dix agents pathogènes les plus préoccupants de l'OMS comprend principalement ces bactéries Gram-négatives. Les scientifiques recherchent depuis longtemps les points faibles de ces bactéries à double paroi pour pouvoir les combattre. Une équipe de chercheurs belges a réalisé une percée dans ce domaine.

La membrane externe de ces bactéries renferme des phospholipides. Lorsque la bactérie subit un stress, ces phospholipides s'agrègent, créant des zones vulnérables susceptibles de se rompre sous la pression cellulaire, entraînant la mort de la bactérie, un processus appelé lyse. Les chercheurs ont identifié la protéine SlyB, dont la fonction était encore méconnue. En cas de stress, celle-ci forme des structures de secours annulaires, préservant ainsi la membrane et empêchant la lyse.

Cette découverte ouvre des perspectives pour le développement de futurs vaccins contre les maladies causées par ces bactéries Gram-négatives.

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