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Donald Trump a parlé d’une possibilité d’envoyer des hommes au sol en Iran, si nécessaire. Est-ce que c’est une dans les semaines qui viennent ? « J’y mets quand même mes réserves », dit Didier Leroy, chercheur à l’Institut royal supérieur de défense. » Je sais que la cote de popularité de Donald Trump est au plus bas aux États-Unis. Commencer à parler de « boots on the ground » n’est pas quelque chose qui est susceptible de relever sa cote dans les sondages. Donc, au contraire, je pense qu’ils vont continuer à mettre l’accent sur d’autres volets opérationnels. »
Impossible néanmoins de prévoir l’avenir. « On n’est pas à l’abri non plus de coups de théâtre du style comme l’opération des beepers qui a affaibli le Hezbollah », indique l’expert. » Il y a peut-être encore des opérations qui vont surprendre complètement l’échiquier, mais dont on ne parle pas encore puisque, fatalement, c’est secret. »
Qu’en pense-t-on aux USA ?
Donald Trump avait promis à ses électeurs qu’il n’y aurait pas d’intervention terrestre. Notre correspondante Elisabeth Guédel donne son ressenti sur la situation depuis New York. « Sa base électorale commence effectivement à se diviser », affirme-t-elle. « . Il y a ceux qui veulent qu’il se concentre sur le quotidien économique dans le pays et surtout pas envoyer des soldats. »

Quatre soldats américains sont morts depuis le début de l’intervention. « Plus cette liste va s’allonger, plus cette opération va durer, plus Donald Trump prend un risque politique énorme à neuf mois seulement des élections de mi-mandat », explique-t-elle. « Il pourrait payer très cher dans les urnes au mois de novembre. »















