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« Nous accueillons favorablement la démarche du président Macron » : Bart De Wever confirme que la Belgique coopérera avec la France dans sa « dissuasion nucléaire avancée »

par RTL info avec Belga
La Belgique participera à la « dissuasion nucléaire avancée » lancée par Emmanuel Macron. Bart De Wever confirme une coopération avec la France, sans décision partagée sur l’usage de l’arme nucléaire.

La Belgique coopérera avec la France dans la mise en œuvre de sa dissuasion nucléaire avancée, telle que présentée lundi par le président français Emmanuel Macron, a confirmé le Premier ministre belge Bart De Wever.

« Nous accueillons favorablement la démarche du président Emmanuel Macron qui s’inscrit dans le renforcement de la sécurité et de la défense européenne. Nous répondrons positivement et coopérerons avec la France dans la mise en œuvre de cette dissuasion renforcée », a indiqué le chef du gouvernement fédéral sur les réseaux sociaux.

La base aérienne de Kleine-Brogel (Limbourg) est d’ores et déjà présumée accueillir entre une dizaine et une vingtaine de bombes nucléaires américaines dans le cadre du partage nucléaire de l’OTAN.

Mais en cette « période de rupture pleine de risques », le président français Emmanuel Macron a annoncé lundi, en coopération avec huit autres pays européens dont la Belgique, que la France entrait dans une nouvelle étape de sa dissuasion nucléaire, qu’il a qualifiée de « dissuasion avancée », une « évolution majeure » de la doctrine nationale.

Le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark « ont accepté » de participer à cette dissuasion avancée, selon le locataire de l’Elysée.

« Compliquer le calcul de nos adversaires »

Ces pays pourront notamment accueillir des « forces aériennes stratégiques » de l’armée de l’air française, qui pourront ainsi « se disséminer dans la profondeur du continent européen » pour « compliquer le calcul de nos adversaires », a-t-il expliqué.

La « dissuasion avancée » pourra également impliquer du signalement, c’est-à-dire la démonstration des capacités nucléaires, « y compris au-delà de nos frontières strictes », « la participation conventionnelle de forces alliées à nos activités nucléaires » ou encore à des exercices liés à la dissuasion, a ajouté M. Macron.

Il s’agit d’une coopération « ad hoc » qui ne nécessite aucun investissement concret, apprenait-on de source gouvernementale belge. Elle a été discutée en détail la semaine dernière et a reçu le feu vert de l’ensemble du gouvernement Arizona.

Pour la Belgique, cette coopération apporte un savoir-faire supplémentaire et une protection de plus sous le parapluie nucléaire français, fait-on observer. Grâce à cette coopération avancée et élargie à l’échelle régionale, ce parapluie gagne également en crédibilité, commentait-on.

Le président Macron a fixé une limite claire à cette coopération européenne : la décision finale sur l’utilisation d’armes nucléaires reste sans condition et exclusivement entre les mains du chef de l’État français. Il n’y aura en aucun cas de prise de décision partagée, ressortait-il.

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