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Six personnes perdent la vie en Iran à la suite de manifestations : quel est l’objet de la colère des Iraniens ?

Par RTL info avec Belga

En Iran, la colère contre la vie chère vire au drame : six morts, dont un milicien, lors d’affrontements. La contestation, partie de Téhéran, s’étend, portée par l’effondrement du rial et une inflation à 52 %. La tension monte dans tout le pays.

En Iran, six personnes sont mortes hier dans des affrontements entre la police et des manifestants. Des manifestants qui protestent contre le coût de la vie et la dégradation de la situation économique.

Les manifestations ont débuté dimanche dernier, par une mobilisation massive du secteur de la téléphonie. Des commerçants qui ont fermé boutique et sont descendus dans les rues de Téhéran, la capitale iranienne.

 

En milieu de semaine, ils ont été rejoints par d’autres groupes sociaux, dont les étudiants. Au moins 10 universités se sont jointes au mouvement de protestation. Toute la population est donc dans la rue… mais pourquoi ce mécontentement généralisé ?

L’objet de leurs protestations, c’est le coût de la vie. La situation économique est catastrophique en Iran. Le rial, la monnaie iranienne a lourdement chuté. Dimanche, à titre d’exemple, 1,4 million de rials valait un dollar… contre 820.000 il y a un an.

Conséquence ? Une hausse vertigineuse de l’inflation… +52 % en un an ! Certaines denrées alimentaires et médicaments deviennent impayables, d’autant que la situation économique iranienne était déjà fragilisée ces dernières années.

 

 

Depuis quelques décennies, le pays est la cible de sanctions successives de l’Europe et des États-Unis mais cela s’est particulièrement accéléré depuis fin septembre et le rétablissement par l’ONU de mesures punitives envers l’Iran. Des sanctions abandonnées il y a dix ans et rétablies après l’échec des négociations sur le programme nucléaire iranien.

Tout cela affecte l’économie du pays et le président iranien Massoud Pèze Skian a pris la parole en début de semaine : il affirme entendre les revendications de la population dans la rue et demande à son gouvernement d’entamer un dialogue avec les protestataires.

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