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« 300.000 litres en une matinée » : les Belges se ruent sur le mazout après l’embrasement du conflit au Moyen-Orient, est-ce vraiment une bonne idée ?

par RTL info avec Mathieu Langer et Benjamin Vankelst
Les tensions au Moyen-Orient provoquent une forte hausse des prix de l’énergie sur les marchés. Si l’impact ne se ressent pas encore directement pour les consommateurs, la demande est déjà très importante chez les fournisseurs de mazout.

Les conséquences du conflit au Moyen-Orient se font sentir jusque sur les marchés européens. Ce lundi matin, le baril de pétrole s’échangeait à 80 dollars, soit une augmentation de près de 10 % en quelques heures. Il s’agit de la plus forte hausse enregistrée en quatre ans.

Le gaz n’est pas en reste : son prix de référence en Europe a bondi de 25 %. Pour l’instant, ces hausses concernent principalement les marchés financiers et ne sont pas encore répercutées sur les clients. Mais les prochaines semaines pourraient s’annoncer instables, notamment à la pompe.

Une avalanche de commandes

Sur le terrain, l’inquiétude est déjà palpable. Depuis ce week-end, les fournisseurs de mazout et les pompistes font face à une vague massive de demandes. De nombreux particuliers cherchent à anticiper une éventuelle envolée des prix. Dans une petite société familiale de livraison de mazout que nous avons sondée, plus de 350.000 litres avaient déjà été commandés à la mi-journée ce lundi. Une situation telle qu’aucun prix fixe ni aucune date de livraison ne pouvaient être garantis.

Élodie Rossillon, employée chez un fournisseur de mazout, décrit la situation : « Ça n’arrête pas, c’est l’hécatombe. On a passé plus de 300.000 litres de commandes de mazout depuis ce matin, on décroche, on raccroche, on décroche, on raccroche. Les informations affolent les gens qui veulent absolument remplir leur citerne. »

Un pic temporaire ?

Face à cette situation, les professionnels appellent au calme. Thierry Debois, gérant d’une société de livraison de mazout, se veut rassurant : « Le coût risque à terme de se stabiliser, voire redescendre. Nous sommes au pic de la hausse, et justement, la demande est beaucoup trop importante. » Les spécialistes conseillent ainsi de ne pas céder à la panique et d’éviter de remplir sa cuve si les réserves actuelles permettent de tenir encore plusieurs mois.

L’UE rassure

La Commission européenne ne nourrit pas de craintes dans l’immédiat pour l’approvisionnement en énergie de l’Union européenne, malgré l’embrasement ce week-end de la situation au Moyen-Orient, a-t-elle indiqué lundi lors du point presse de la mi-journée.

« D’après nos analyses, il n’y a pas de préoccupation immédiate en termes de sécurité d’approvisionnement pour l’UE », a affirmé une porte-parole de l’exécutif, en réponse à des questions journalistiques.

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