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Comme tous les premiers du mois, des changements entrent en vigueur en Belgique. Ce 1er mars 2026, on retrouve notamment la hausse du prix de l’entrée au parc d’attractions Walibi, une hausse de la TVA sur les hébergements touristiques, une réforme du chômage ou encore la prime trampoline.
La réforme du chômage entre en vigueur
La réforme du chômage, incluse dans la loi-programme adoptée en juillet dernier à la Chambre, entre officiellement en vigueur ce 1er mars. Celle-ci prévoit la limitation dans le temps des allocations de chômage à deux ans maximum. Une sortie progressive pour les personnes déjà concernées par cette limitation est par ailleurs prévue dès ce début d’année.
Selon cette réforme, les personnes qui auront travaillé au moins un an au cours des trois dernières années pourront obtenir un an d’allocations. Ensuite, chaque période de quatre mois supplémentaires travaillés donnera droit à un mois supplémentaire d’allocations.
Les personnes qui ont déjà atteint le plafond de deux ans avant le 1er mars 2026 ont été ou seront prévenues par courrier, par l’Onem, les informant de la fin de leurs allocations. Au total, près de 168.000 personnes devraient être exclues d’ici au 1er juillet 2027, selon les derniers chiffres de l’administration fédérale.
Augmentation du prix du ticket à Walibi
Les prix des billets et abonnements des parcs d’attractions Walibi et Aqualibi connaissent une augmentation de plusieurs euros dès aujourd’hui, 1er mars, en raison d’une hausse d’une taxe communale visant les parcs d’attractions sur le territoire de Wavre.
L’Aventure Parc, également installé sur la commune brabançonne, est aussi concerné par cette taxe. Elle grimpe de 2 à 3,5 % et n’était jusqu’ici imposée qu’à Walibi.
Les billets (non-datés) achetés pour la période jusqu’au 17 mai (« early bird ») pour le parc au kangourou passent dès ce 1er mars de 54 à 56 euros. Le prix passera à 58 euros pour les tickets après le 17 mai. Les billets pour les enfants, les seniors et personnes en situation de handicap restent pour leur part à 46 euros avec la promotion « early bird » et à 49 euros sans.
Les abonnements pour Walibi grimpent de 150 à 155 euros pour un an, et ceux incluant le parc aquatique voisin, Aqualibi, passent de 230 à 240 euros. Les tarifs journaliers évoluent aussi pour Aqualibi. Pour un billet non daté, il faut désormais débourser 36 euros contre 32 euros auparavant. Les tickets pour les seniors et personnes en situation de handicap sont maintenant à 30 euros et ceux pour les enfants de moins de 1m20 restent à 14 euros.
Hausse de la TVA pour les hébergements touristiques
Le taux de TVA sur les séjours à l’hôtel ou au camping passe de 6 à 12 % dès ce 1er mars, tandis que celui sur les pesticides augmente de 12 à 21 %. Après l’avis cinglant du Conseil d’État, l’exécutif a finalement enlevé le sport, la culture, et les plats à emporter de cette augmentation.
Une période transitoire est prévue pour l’hébergement touristique. Dans un arrêté royal pris par le ministre des Finances Jan Jambon, il est précisé que le taux de TVA de 6 % reste d’application pour les séjours à l’hôtel ou au camping réservés avant le 1er mars et ayant lieu avant le 1er juillet. Les nuitées réservées à partir du 1er mars ou effectuées à partir du 1er juillet sont donc désormais soumises à un taux de TVA de 12 %.
L’aide sociale restreinte pour les cohabitants
Depuis ce 1er mars, un CPAS qui reçoit une demande d’aide sociale de la part d’une personne cohabitante devra prendre en considération l’ensemble des revenus des personnes vivant sous le même toit. Le Conseil d’État avait estimé que cette mesure représentait un recul de la protection sociale et que l’impact sur la population n’était pas suffisamment chiffré, mais le texte n’a pas été modifié.
Selon l’arrêté royal publié en janvier, les personnes qui étaient déjà bénéficiaires du droit à l’intégration sociale verront leurs droits modifiés soit « à partir de la prochaine révision de leur dossier, soit dans le cadre de la révision annuelle, soit à la suite de nouveaux éléments justifiant une révision. » Jusqu’ici, les aides sociales pour les adultes cohabitants pouvaient être cumulées sans restriction.
Certaines familles, dont plusieurs adultes vivent sous le même toit, bénéficiaient dès lors de prestations sociales plus importantes. Pour déterminer le revenu minimum, les CPAS devront désormais prendre en compte non seulement les ressources des cohabitants, mais aussi celles des parents, grands-parents, enfants majeurs, petits-enfants, beaux-enfants et beaux-parents lorsqu’ils vivent ensemble.
La prime trampoline
La « prime trampoline » ou droit au rebond prévoit, dès ce 1er mars, à tout travailleur ayant décidé d’abandonner son emploi après 10 ans d’activité de bénéficier, sous conditions, d’un droit aux allocations allant jusqu’à douze mois. La mesure avait été approuvée en juillet dernier dans le cadre de la loi-programme.
Concrètement, toute personne justifiant un passé professionnel d’au moins 3.120 jours de travail (environ 10 ans) au moment de sa démission pourra demander, une seule fois dans sa carrière, à bénéficier d’un droit au rebond. Il devra faire cette requête dans un délai de 30 jours après la notification de la décision administrative d’exclusion pour abandon d’emploi. Le travailleur obtiendra ainsi un droit aux allocations de six mois, mais cette période pourra être prolongée à douze mois s’il suit une formation à un métier en pénurie dans les trois premiers mois de son indemnisation.
Changement de règlementation pour les leasings
C’est un tournant majeur pour les 600.000 automobilistes roulant en leasing en Belgique. La norme « Renta », qui définit les règles du jeu lors de la restitution du véhicule, fait peau neuve. Désormais, un seul critère prévaudra : le temps.
Jusqu’ici, les experts se basaient sur un cocktail complexe mêlant l’âge du véhicule, son kilométrage et l’état général de la carrosserie. Dès ce 1er mars 2026, tout change. La nouvelle norme « Renta » balaie la complexité pour imposer une règle de calcul unique basée sur la durée d’utilisation. Le principe est proportionnel : plus vous avez gardé le véhicule longtemps, plus la société de leasing tolère de petits défauts.
Le nouveau barème est désormais très clair :
– Moins d’un an : Aucun dommage n’est toléré. Le véhicule doit être comme neuf. – Entre 24 et 50 mois : Vous avez droit à 8 dommages acceptables. – Plus de 50 mois : Le quota monte à 12 dommages.















