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« Interrompre une grossesse relève de la décision de la femme » : un État américain juge illégale l’interdiction de la pilule abortive !

Par RTL info avec Belga
La plus haute juridiction d’un État américain vient d’annuler l’interdiction de la pilule abortive, estimant que la loi violait le droit des femmes à décider de leur santé.

La plus haute juridiction de l’État américain du Wyoming a statué mardi que l’interdiction de la pilule abortive est illégale, car le texte de loi porte atteinte au droit des femmes à prendre des décisions concernant leur santé. Cette décision constitue un revers pour les militants anti-avortement aux États-Unis, qui ont fait pression pour réduire l’accès à ce traitement, après l’annulation en 2022 par la Cour suprême américaine de la garantie fédérale du droit à l’avortement qui prévalait depuis un demi-siècle.

En 2023, l’État conservateur du Wyoming (ouest) s’est doté d’une loi interdisant presque tous les avortements, sauf dans des circonstances très limitées. Les législateurs républicains locaux ont également adopté un autre texte interdisant « de prescrire, dispenser, distribuer, vendre ou utiliser tout médicament dans le but de procurer ou de pratiquer un avortement ».

Des associations ont porté l’affaire en justice

Contestées en justice par des associations et des professionnels de santé, ces lois ont été suspendues par la justice locale, en attendant que la Cour suprême du Wyoming se prononce dessus. Mardi, ses juges ont estimé qu’elles étaient contraires à la Constitution du Wyoming, par quatre voix contre une.

« La décision d’interrompre ou de poursuivre une grossesse relève de la décision de la femme en matière de santé, protégée par » la constitution étatique, a écrit la cour dans une note explicative. « Le droit d’un adulte à prendre ses propres décisions en matière de santé est un droit fondamental en raison du langage très spécifique utilisé » dans ce texte, selon la cour.

La décision annule les lois adoptées en 2023, mais précise que les législateurs sont libres de soumettre la question aux électeurs à l’avenir.

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