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Ce conflit ne pourra pas durer longtemps avec l’intensité qu’il manifeste actuellement, explique notamment Didier Leroy. « La logistique qui est entraînée est absolument déconcertante », a-t-il affirmé dimanche soir.
« On reste dans cette logique où il y a des sortes de pit stop (dans le vocabulaire de F1, arrêt rapide obligatoire au stand où une équipe de mécaniciens intervient sur la voiture, NDLR) où on évalue les gains et les pertes liés à ces campagnes aériennes extrêmement coûteuses, y compris sur le plan humain désormais des deux côtés », a également déclaré le spécialiste du monde arabe.
« En mode vengeance »
« Pendant ces moments, on essaie de voir s’il y a encore une micro-marge pour négocier quelque chose. S’il y a encore quelque chose à négocier puisque pour l’instant, on est bien à un moment où les différents camps sont en mode vengeance », ajoute Didier Leroy.
Avec l’Iran décapité de son chef, sa crainte désormais, c’est que le pays bascule dans le terrorisme total. Une situation qui pourrait nous impacter en tant qu’Européens.
Les prochaines semaines décisives
« Les deux ou trois prochaines semaines sont sans doute décisives pour savoir où va l’Iran », affirmait-il d’abord.
« Le scénario le plus dangereux pour la nouvelle forme de gouvernement – s’il y en a une – serait celui où il y a une atomisation des éléments résiduels du régime, et une décentralisation de toutes ces cellules loyalistes au régime qui veulent s’inscrire dans une sorte de guerre infinie et basculer vers le terrorisme tous azimuts pouvant prendre n’importe qui et n’importe quoi comme cible, y compris nos intérêts en Europe », avertit-il notamment.














