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Il y a actuellement en Belgique 564 000 demandeurs d’emploi. Ce chiffre comprend l’ensemble des personnes qui cherchent un boulot, pas seulement les chômeurs indemnisés. Alors est-ce que numériquement il y a un emploi pour tout le monde ? Ce n’est pas sûr. Si on additionne l’ensemble des offres connues par les organismes régionaux, on arrive à un total de 330 000 emplois disponibles.
Un déséquilibre persistant entre offre et demande
On le voit numériquement, il n’y a pas assez de travail pour tout le monde. C’est notamment le cas en Wallonie, où on compte 260 000 personnes qui cherchent un boulot, or il n’y a actuellement que 45 000 offres d’emploi au sud du pays.
« On a plus ou moins 3 chômeurs par poste vacant », indique Valérie Vander Stricht, statisticienne du marché de l’emploi à l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique. La situation s’améliore-t-elle ? « Le nombre de chômeurs par post-vacants diminue, on est plutôt dans une tendance à la baisse, et plutôt une tendance à l’augmentation du poste vacant », détaille la statisticienne.
Des postes vacants, mais des profils qui ne correspondent pas
Et pourtant, on estime que 4 % des postes en entreprise sont vacants. C’est paradoxal mais c’est aussi tout le défi : faire correspondre offres et demandes. Il ne suffit évidemment pas d’exercer un métier, il faut également être compétent.
La main-d’œuvre n’est pas toujours compatible avec les jobs.
C’est ce que nous explique Anne-Sophie Sneyers, Secrétaire générale de l’Union des Classes Moyennes : « Aujourd’hui le problème c’est qu’il y a un manque de personnes immédiatement compatibles avec les besoins que l’entreprise rencontre. Nous travaillons notamment avec le Forem sur base d’une enquête qui a été lancée en septembre et qui s’appelle « Besoin de main-d’œuvre » et qui compare les besoins des PME aux parcours de formation. Nous avons déjà des résultats aujourd’hui assez probants. La main-d’œuvre, on en a besoin, mais malheureusement, elle n’est pas toujours compatible avec les jobs qui sont ouverts ».
Pour trouver un emploi, il faut aussi envisager de traverser la frontière. Près de 100 000 Belges travaillent déjà à l’étranger et la France, l’Allemagne, le Luxembourg par exemple, cherchent aussi de la main-d’œuvre.














