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Des chiens atteints de la rage importés en Belgique depuis la Russie ? L’AFSCA émet une forte mise en garde

par RTL info avec Vincent Jamoulle et Julien Raway
Un chiot importé de Russie et testé positif à la rage en Allemagne alarme les autorités belges. L’AFSCA appelle à la vigilance.

Un cas de rage détecté en Allemagne chez un chien importé de Russie a suscité une vive inquiétude au sein de l’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA). L’animal, adopté via une filière russe, a poussé les autorités à prendre des mesures de précaution rigoureuses. En conséquence, une cinquantaine de propriétaires belges, ayant eux aussi adopté des chiens par cet intermédiaire, ont été contactés afin de s’assurer de la santé de leurs animaux de compagnie et d’éviter toute propagation potentielle de cette maladie mortelle.

Bien que la Belgique soit exempte de rage depuis plusieurs années et que la vaccination obligatoire contre ce virus n’y soit plus en vigueur, le risque reste bel et bien présent. En effet, comme le souligne l’AFSCA, « la rage est mortelle dans 100 % des cas pour les chiens et pour les humains à qui ils peuvent la transmettre ».

Certaines régions du monde, comme la Russie, le Maroc ou encore la Hongrie, ne sont pas épargnées par la rage. Les chiens provenant de ces zones peuvent être porteurs du virus, et les symptômes de la maladie, tels qu’un état apathique, une nervosité accrue, une salivation excessive ou une tendance à mordre, doivent immédiatement alerter les propriétaires. En cas de doute, les spécialistes préconisent une quarantaine de cinq mois pour les animaux suspects, afin de surveiller l’évolution de leur état de santé et de garantir la sécurité des autres animaux.

En Belgique, seule la Société Royale Protectrice des Animaux de Liège dispose des infrastructures nécessaires pour mettre en quarantaine les animaux suspects. Néanmoins, les sources d’inquiétudes ne se limitent pas aux cas détectés. Les experts dénoncent un problème structurel lié aux filières clandestines d’importation. « On ne le dit pas, on va chez son vétérinaire, on dit que c’est une portée qui a eu lieu chez un voisin… », confie un intervenant, mettant en lumière la difficulté à retracer l’origine des chiens dans ces réseaux illégaux.

Pour prévenir la propagation de ce virus mortel, les autorités belges recommandent une vigilance accrue aux propriétaires d’animaux qui voyagent ou souhaitent adopter. Il est fortement déconseillé d’acquérir un chien à l’étranger, en particulier dans des pays où la rage est endémique, sans vérifier scrupuleusement les garanties sanitaires. Tout animal revenant de l’étranger doit être vacciné contre la rage afin de minimiser le risque pour les humains et les animaux domestiques.

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