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L'une des dessinatrices a tapé le code d'accès
La dessinatrice Coco était présente ce matin à la rédaction de Charlie Hebdo. Dans une interview accordée au site L'Humanité, elle explique qu'elle est tombée nez à nez dans la rue avec les deux hommes cagoulés qui lui ont demandé de taper son code d'accès pour monter dans la rédaction. Elle était accompagnée de sa fille qu'elle venait d'aller chercher à la garderie. Elle décrit la scène: "J'ai tapé le code. Ils sont montés et ils ont tiré sur Wolinski, Cabu...ça a duré 5 minutes...Je m'étais réfugiée sous un bureau. Ils parlaient parfaitement le français et se revendiquaient d'Al-Qaïda."
Un deuxième témoignage évoque également la piste Al-Qaïda
Un agent immobilier qui se trouvait dans le XIX arrondissement de Paris a assisté au braquage perpétré par les deux malfrats pour voler l'une des voitures, rapporte le site 20 minutes. Les hommes cagoulés auraient menacé le conducteur d'une soixantaine d'années de leur laisser le véhicule. Ils sont alors montés en disant "Vous direz aux médias que c'est Al-Qaïda."
D'autres témoins ont expliqué que les hommes cagoulés criaient: ""Allah akbar".
Qui sont les tueurs?
Qui sont-ils? L'identité exacte des tueurs n'a pas encore été révélée. Cependant, le président François Hollande fait état d'une attaque terroriste. C'est "un attentat terroriste, ça ne fait pas de doute", a dit le président. On ignore si les tueurs ont été blessés par la police, dans un échange de tirs.
Ccertaines informations logistiques circulent. Selon des témoignages, les tueurs sont au nombre de deux. Ils étaient cagoulés et armés de kalachnikovs et de fusils d'assaut. Le cabinet du Premier ministre a affirmé que "tous les moyens mis en oeuvre" pour "identifier, traquer et interpeller" les auteurs.
Un appel à témoins lancé par la police judiciaire parisienne
Les enquêteurs ont lancé mercredi après-midi un appel à témoins après l'attentat meurtrier contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo qui a fait 12 morts, a annoncé le police judiciaire (PJ) parisienne. Un numéro vert (08.05.02.17.17) a "été mis à disposition" et "activé" afin de recueillir tout témoignage sur cet attentat, a indiqué Richard Atlan, le porte-parole de la direction de la police judiciaire parisienne, dont la brigade criminelle est en charge de l'enquête avec la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
