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« Ça serait bien que ça se termine franchement » : la grève du réseau LETEC perturbe l’organisation des familles

par RTL info avec Samuel Ledoux et Audrey Michotte.  
Les syndicats du réseau LETEC et la direction ont renoué le dialogue après deux semaines de grève. Une grève qui commence à peser lourd sur l’organisation des familles. Que ce soit pour les étudiants mais aussi leurs parents. Les habitués aussi qui se privent de certaines sorties avec un chiffre d’affaires en baisse dans certains commerces.

Depuis le 26 janvier, le quotidien de nombreux Wallons est fortement perturbé. Les premiers touchés sont les parents, contraints d’emmener eux-mêmes leurs enfants à l’école ou de venir les rechercher.

« J’ai dû demander congé à mon patron, et c’est la troisième journée cette semaine», raconte une femme. « Ça serait bien que ça se termine franchement », ajoute-t-elle.

Liège submergée de voitures

Face à la grève, les étudiants s’adaptent et s’entraident. Le covoiturage s’impose presque naturellement comme seule solution pour continuer à se rendre au cours.

« Depuis une semaine, on part tous les quatre, tous les matins. Et le soir, quand on a fini en même temps, on repart ensemble », confie une étudiante. « Il y a beaucoup plus de voitures. Les trajets sont beaucoup plus longs. On a mis une heure pour arriver aujourd’hui », raconte une autre.

Aux sorties d’écoles et de bureaux, la cité ardente se retrouve submergée de véhicules provoquant d’importants embouteillages. Le reste du temps, Liège tourne au ralenti, presque vide. Dans le restaurant de Kong Jeli Selani, la fréquentation a chuté de près de 50 %. Le gérant ne peut donc pas se permettre d’avoir ses trois employés pour seulement 20 clients. « C’est impossible », note-t-il.

Les prix des taxis se sont envolés

Certains ont tenté la solution taxi ou Uber pour se rendre au travail ou à l’école. Une alternative vite devenue inaccessible avec des prix qui se sont envolés ces derniers jours. « C’était laborieux, confie un jeune homme. J’ai dû trouver une autre solution sachant que le taxi et le Uber étaient quand même à des prix assez faramineux allant de 47 jusqu’à 50 et quelques. »

Une grève qui tombe mal pour Michele. Fin de semaine, des examens médicaux l’attendent à l’hôpital. Sans alternative, elle dépend entièrement des transports en commun.

« J’ai dû faire appel à téléservices, ça va être à mes frais. Ça coûte trop cher à la société et ça embête tout le monde », raconte-t-elle.

Une grève des bus historiquement longue qui aura bouleversé le quotidien de milliers de Wallons.

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