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Le président de la Mutualité chrétienne a fait des déclarations surprenantes. Il estime que "un hôpital sur quatre dans le pays peut fermer sans problème". Dans la foulée, la mutualité a tenu à nuancer ces propos.
Les patients restent de moins en moins longtemps à l'hôpital
Le numéro 2 de la Mutualité chrétienne Jean Hermesse tiens à remettre en perspective ces propos : les patients restent de moins en moins longtemps dans les hôpitaux, les soins de santé doivent donc se réadapter en fonction des besoins. "On peut effectivement envisager, sur le moyen et long terme, la fermeture de 10.000 lits d’hôpitaux", explique le secrétaire général des Mutualités chrétiennes. "Mais ces moyens doivent être réinvestis pour offrir une bonne structure qui correspond à cette évolution des besoins vers les soins chroniques".
Concentrer les soins spécialisés
En cas d’une demande d’intervention rapide, les patients pourraient être redirigés vers des services alternatifs aux hôpitaux. "A ce moment-là, on a des structures intermédiaires pour des soins et des services de proximité", détaille Jean Hermesse."Pour des raisons de qualité et pas nécessairement de coût, il est utile que les soins spécialisés soient concentrés."
La ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld) n'a pas l'intention d'obliger des hôpitaux à fermer leurs portes. Cependant, dans le cadre de la réforme du paysage hospitalier, des fermetures sont naturellement possibles, indique-t-on mercredi au cabinet de la ministre
