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Quel est le point commun entre le FBI, le père d’ados qui combattent en Syrie et Joëlle Milquet ? C’est ce qui alimentait ce matin la séquence "La langue bien pendue" de Pascal Vrebos.
"Nous ressentons parfois un sentiment d’impuissance. Comme sans doute le FBI et Obama qui n’ont pu prévenir l’attentat de Boston fomenté par deux jeunes apparemment isolés et qui auraient fabriqué leur bombe cruelle en consultant Internet. Ou, dans un genre bien différent, comme monseigneur léonard aspergé d’eau pseudo bénite par des Eves bien curieuses aux seins nus. Comme on l’a vu sur les images, il ne lui restait plus que la prière. Ces derniers jours, certains parents d’enfants mineurs qui se battent en Syrie et le gouvernement ont dû aussi éprouver ce sentiment d’impuissance.
Que faire, comment agir devant des ados, musulmans ou non, en pleine recherche d’identité qui tombent souvent dans le piège de l’endoctrinement et qui aiment à jouer avec les expériences limites ? Les parents n’ont-ils rien vu venir ? Rien voulu voir venir ? N’ont-ils rien pu faire ? N’ont-ils pas pu demander de l’aide et à qui ? Impuissance.
On comprend la colère du papa qui tente vainement de ramener ses deux fils qui jouent avec la mort, sa colère contre les recruteurs endoctrineurs et même contre l’Etat qu’on appelle toujours au secours en dernier recours.
Le gouvernement fait ce qu’il peut, mais il ne peut pas grand-chose.
Joëlle Milquet s’est démené ces derniers jours: Task force et autres actions. Mais on a vu que les aéroports restaient encore des passoires, que des mineurs partaient à Istanbul sans qu’on les interrogeât une seule fois. Impuissance.
Et d’ailleurs certaines compagnies ont comme justifié leur mollesse en nous apprenant qu’elles auraient des amendes de la Commission européenne si elles suivaient les injonctions de la ministre. Car pas de base légale pour retenir les mineurs d’âge qui voyagent sans autorisation parentale. Et de renvoyer au service de police et de sécurité. Impuissance. Encore.
Et d’un point de vue politique, même le bourgmestre d’Anvers le célèbre Bart de wever qui avait diagnostiqué lors d’une réunion de crise entre politiques flamands que ces jeunes n’étaient pas des idiots. Même lui qui a, paraît-il, des solutions à tout, même lui n’a rien pu faire pour ramener ces mineurs qui se sont jeté dans la gueule du loup syrien. Impuissance.
Qu’en ce siècle de haute technologie, d’omnimondialisation et de haute surveillance, on ne puisse empêcher des mineurs d’aller se faire tuer en Syrie voilà qui donne un sérieux coup à notre prétendue puissance.
Pascal Vrebos
