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L'écoterrorisme, une nouvelle menace?

La Fédération européenne de l'industrie pharmaceutique (EFPIA) s'est réunie lundi à Bruxelles pour se pencher sur le phénomène de l'écoterrorisme, indique ce mardi La Libre Belgique.

Outre divers membres de l'EFPIA, des représentants d'Europol, des institutions européennes et des Etats membres de l'UE étaient conviés au rendez-vous bruxellois. Précisant que cette réunion confidentielle, dont Le Monde a révélé la tenue, était à "usage interne", l'EFPIA se refuse, pour l'instant, à communiquer sur ce qui s'est dit autour de la table.

Toujours est-il, selon La Libre Belgique, que l'industrie pharmaceutique voit avec une inquiétude croissante la multiplication d'actions violentes menées par des écologistes ou défenseurs d'animaux à travers le Vieux continent.

C'est au Royaume-Uni, dès les années 1970, que les mouvements écologistes radicaux font pour la première fois parler d'eux, avant d'essaimer sur le continent et aux Etats-Unis. D'origine britannique, l'Animal liberation front (ALE) est l'un des acteurs les plus en vue de cette mouvance. Autorisant des activistes à utiliser son nom et son sigle pour signer des opérations commandos, l'ALF frappe aux portefeuilles de ceux qu'elle considère comme des ennemis de la cause animale.

L'ALF n'est pas la seule organisation active sur ce terrain, qu'occupent également Stop Huntingdon Animal Cruelty (SHAC), l'Earth liberation front ou encore la Milice des droits des animaux, qui ne rechignent pas, eux non plus, à employer des méthodes musclées.

Concernant le terme "écoterrorisme", selon le rapport 2008 de l'Office européen de police Europol, un seul événement survenu dans l'UE en 2007 - l'assaut d'une centaine de personnes contre un champ de maïs transgénique au Portugal - peut être qualifié comme tel. Europol préfère parler d'actions extrémistes.

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